Découverte du réseau 1959 (≈ 1959)
Premières explorations spéléologiques du site.
6 mars 1978
Classement monument historique
Classement monument historique 6 mars 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du site archéologique et orné.
2006
Découverte de l'art pariétal
Découverte de l'art pariétal 2006 (≈ 2006)
Identification des peintures et gravures paléolithiques.
2014
Trouvaille de la statuette
Trouvaille de la statuette 2014 (≈ 2014)
Découverte d’une figurine en phalange de bison.
2020-2022
Campagne d'inventaire et datations
Campagne d'inventaire et datations 2020-2022 (≈ 2021)
Étude approfondie des occupations préhistoriques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Galerie de la rivière souterraine de la Jonquière : partie dite Grotte de Foissac (cad. B 165, 703 ; A 940 ; ZK 2, 3) : classement par arrêté du 6 mars 1978
Personnages clés
François Rouzaud - Archéologue
Étudia le site, mort en 1999.
Origine et histoire
La grotte de Foissac, située dans la commune du même nom en Aveyron (Occitanie), est un réseau souterrain de 11 000 mètres découvert en 1959. Elle se distingue par trois entrées : l’entrée « FFS » (accès aux peintures), le Trou qui Fume (entrée spéléologique), et une entrée touristique artificielle. La cavité s’ouvre dans des calcaires jurassiques et a été aménagée pour le public en 1973 après la découverte de son extrême amont en 1965.
Le site recèle un art pariétal du Paléolithique supérieur, identifié en 2006 dans la salle François Rouzaud (nommée en hommage à l’archéologue décédé sur place en 1999). Les œuvres incluent des gravures non figuratives, des peintures d’animaux (aurochs, bisons, capriné), et des points rouges/noirs disposés sur des stalactites pour évoquer des formes anthropomorphes. Un fragment d’ivoire de mammouth et des ossements fichés dans les parois rappellent des pratiques observées dans les grottes du Quercy ou des Pyrénées. Une statuette en phalange de bison, représentant une figure féminine portant un enfant ou un animal, y a été découverte en 2014.
L’amont de la grotte a livré un site néolithique récent (vers 2700 av. J.-C.), avec sépultures, outils lithiques, céramiques et traces de passages multiples. Des fouilles y ont été menées de 1978 à 1988, date à laquelle le site a été classé monument historique. Entre 2020 et 2022, une campagne d’inventaire a permis de dater les occupations préhistoriques et d’étudier les vestiges.
Des traces médiévales attestent d’une exploitation minière éphémère : sentiers argilo-calcités, sondages, et tessons de poteries près de l’entrée « FFS ». Cette entrée historique, située au fond d’une doline, servait à extraire des pisolithes de fer. Les prospections, couvertes d’une fine couche de calcite, confirment une activité minière ancienne mais limitée dans le temps.
La grotte est aujourd’hui ouverte au public, offrant un parcours aménagé le long de la rivière souterraine. Son étude continue de révéler des éléments clés sur les occupations humaines, de la Préhistoire au Moyen Âge, en passant par des usages spéléologiques et archéologiques contemporains.