Fondation de Mediolanum 70 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Date traditionnelle de la création de la ville.
vers 100-70 av. J.-C.
Fondation de la cité gauloise
Fondation de la cité gauloise vers 100-70 av. J.-C. (≈ 85 av. J.-C.)
Cité protohistorique des Lingons avant la conquête romaine.
Ier-IIe siècles apr. J.-C.
Apogée urbain
Apogée urbain Ier-IIe siècles apr. J.-C. (≈ 250)
Extension sur 200 ha, développement monumental.
1967
Début des fouilles
Début des fouilles 1967 (≈ 1967)
Découverte du fanum et des premiers vestiges.
16 octobre 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 16 octobre 1992 (≈ 1992)
Protection des vestiges archéologiques.
2016
Classements complémentaires
Classements complémentaires 2016 (≈ 2016)
Extension de la protection à de nouvelles parcelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques existant sur un terrain appartenant, pour une part, à l'Etat et, pour une autre part, à l'association Groupe Archéologique du Mémontois (cad. C 21, 22):inscription par arrêté du 16 octobre 1992;La parcelle cadastrée ZI 47 avec les vestiges archéologiques qu'elle contient, située au lieu-dit « La Magnotte »:classement par décret du 20 octobre 2016;Les vestiges de l'agglomération gallo-romaine de Mediolanum en totalité, y compris leur sol d'assise, situés aux lieux-dits « La Corvée » et « La Magnotte » (cad. La Corvée ZI 28, 29, 30, 84 ; La Magnotte ZI 42 à 46;sur la portion de la rue de Sercey, voie communale n°7, non cadastrée):inscription par arrêté du 24 octobre 2016
Personnages clés
Georges Dottin - Philologiste
A étudié l'étymologie celtique de *Mediolanum*.
Origine et histoire
L'agglomération gallo-romaine de Mediolanum, implantée à Mâlain (Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté), trouve son origine à la fin de l'Âge du fer (vers 100-70 av. J.-C.) comme cité gauloise protohistorique. Située à la confluence des territoires des Séquanes, Éduens et Lingons, elle fut rattachée à la civitates des Lingons, dont le chef-lieu était Langres. Son toponyme Mediolanum, signifiant « plaine médiane » ou « sanctuaire », reflète son contexte géologique (plateau de Langres) et hydrographique (limite des bassins Seine-Saône).
La ville romaine, fondée vers 70 av. J.-C., connut son apogée aux Ier-IIe siècles apr. J.-C., s'étendant sur plus de 200 hectares avec une parure monumentale développée dès le début de la période gallo-romaine. Les fouilles (depuis 1967) ont révélé un fanum dédié à Mars Cicolluis et Litavis, un théâtre (découvert en 1976), des thermes, des domus, et des artefacts (amphores, monnaies gauloises) attestant de son rôle commercial majeur. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1992, illustre l'urbanisation celto-romaine liée aux axes hydrographiques (Ouche, Saône).
Le sanctuaire de Mars Cicolluis, avec son enclos cultuel protohistorique, livra des éléments architecturaux (bassins, colonnes, autels) et des inscriptions. Les thermes, localisés à 750 m du théâtre, étaient alimentés par un aqueduc. La cité, mentionnée sur la Table de Peutinger, partage des caractéristiques avec d'autres Mediolanum gauloises (Saintes, Évreux, Châteaumeillant), souvent associées à des bassins fluviaux (Rhône, Loire, Seine) et à des contextes géologiques argilo-minéraux. Son déclin progressif après le IIIe siècle reste mal documenté.
Les recherches du Groupe Archéologique du Mesmontois ont mis au jour des objets étrusques et gaulois, confirmant son statut de carrefour d'échanges entre les mondes celtique, romain et méditerranéen. Le site, partiellement classé en 2016, comprend des vestiges protégés sur les parcelles La Corvée et La Magnotte, propriété mixte (État, commune, association, privés). Son étude éclaire l'adaptation des modèles urbains romains aux oppida gaulois préexistants.
La toponymie de Mediolanum révèle une aire culturelle celte étendue (Gaule chevelue, Armorique, Bretagne insulaire), où ce terme désigne des cités fondées entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. Le suffixe -lanum, lié au breton lan (« sanctuaire »), suggère un héritage religieux protohistorique. Les fouilles aériennes et terrestres ont aussi identifié une voie principale bordée d'habitats domestiques (villæ), soulignant l'organisation orthogonale typique des villes romaines de Gaule lyonnaise.
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