Construction de la maison 1909–1910 (≈ 1910)
Bâtie par Bourgon pour Auguste Bloch.
octobre 1988
Vente aux enchères de mobiliers
Vente aux enchères de mobiliers octobre 1988 (≈ 1988)
Paravent et vitraux de Gruber dispersés.
16 décembre 2004
Classement monument historique
Classement monument historique 16 décembre 2004 (≈ 2004)
Façades, toitures, cheminée, véranda et jardin protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble des façades et des toitures ; la cheminée et les verrières de la salle à manger au rez-de-chaussée ; la véranda en totalité avec ses verrières ; le jardin avec ses fabriques (cad. AL 232) : inscription par arrêté du 16 décembre 2004
Personnages clés
Auguste Bloch - Commanditaire industriel
Industriel agroalimentaire à Tomblaine, propriétaire.
Charles-Désiré Bourgon - Architecte
A conçu les plans de la maison.
Jacques Gruber - Maître verrier
A orné verrières et véranda.
Origine et histoire
La maison Bloch est un immeuble emblématique de l’architecture nancéienne du début du XXe siècle, édifié entre 1909 et 1910 au 50 cours Léopold. Commandée par l’industriel Auguste Bloch, spécialisé dans l’agroalimentaire à Tomblaine, sa construction fut confiée à l’architecte Charles-Désiré Bourgon. Ce projet s’inscrit dans un îlot urbain restructuré au début du siècle, sur une place datant de la fin du XVIIIe. La demeure se distingue par son style éclectique, marqué par l’influence de l’École de Nancy, mouvement artistique local prônant l’harmonie entre art et nature.
L’intérieur de la maison Bloch révèle un savoir-faire artisanal exceptionnel, notamment à travers les contributions du maître verrier Jacques Gruber. Celui-ci conçut les verrières de la salle à manger, ornées de motifs végétaux comme le chèvrefeuille, ainsi que la véranda. Une cheminée en marquetage, encadrée de vitraux, illustre un paysage vosgien en camaïeu, tandis que le jardin, aménagé dans l’esprit Art nouveau, abrite trois fabriques : une gloriette (dont seul le socle subsiste), une cabane rustique et une grotte-fontaine. Ces éléments reflètent l’esthétique organique chère à l’École de Nancy.
Classée parmi les monuments historiques depuis 2004, la maison Bloch protège ses façades, toitures, la cheminée et ses verrières, la véranda, ainsi que le jardin avec ses fabriques. Certains éléments mobiliers, comme un paravent marqueté aux vitraux de Gruber représentant une clématite et une monnaie-du-pape, ou un vitrail à nénuphars et joncs, furent vendus aux enchères en 1988. Ces dispersions témoignent de la richesse décorative originelle du lieu, aujourd’hui partiellement préservée.
L’architecte Charles-Désiré Bourgon (1855–1915), figure locale, signa les plans de cette résidence bourgeoise, tandis que Jacques Gruber (1870–1936), peintre-verrier nancéien, y laissa une empreinte durable. Leur collaboration illustre le dynamisme artistique de Nancy au tournant du siècle, où industriels et artisans unissaient leurs talents pour créer des demeures à la fois fonctionnelles et esthétiques. La maison Bloch incarne ainsi l’alliance entre modernité industrielle et tradition artisanale, caractéristique de la Lorraine de l’époque.
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