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Gentilhommière de la Meslerie à Saint-Julien-de-Concelles en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Gentilhommière

Gentilhommière de la Meslerie à Saint-Julien-de-Concelles

  • La Meslerie
  • 44450 Saint-Julien-de-Concelles
Gentilhommière de la Meslerie à Saint-Julien-de-Concelles
Gentilhommière de la Meslerie à Saint-Julien-de-Concelles
Crédit photo : Llann Wé² - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
44450 Saint-Julien-de-Concelles, La Meslerie

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1701
Construction de la chapelle
1758
Naissance de Jean Gabriel Cheguillaume
Début XVIIIe siècle
Retrait lignager
1820
Achèvement de la gentilhommière
1929
Vente du domaine
9 novembre 1984
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail d'entrée avec la grille ; facades et toitures ; grand salon circulaire avec son décor du corps de logis principal ; chapelle en totalité (cad. YK 238) : inscription par arrêté du 9 novembre 1984

Personnages clés

Damien de Chandenier - Seigneur de Saint-Julien Propriétaire initial, contraint à l'exil.
Jean Gabriel Cheguillaume - Bourgeois nantais Rachète et reconstruit la gentilhommière.
Gérald Van der Kemp - Ancien propriétaire Vend le domaine en 1929.
François-Léonard Seheult - Architecte attribué Style typique de la région.

Origine et histoire de la Gentilhommière

La gentilhommière de la Meslerie, située à Saint-Julien-de-Concelles en Loire-Atlantique, est une construction emblématique des XVIIIe et XIXe siècles. Initialement, la terre appartenait au seigneur de Saint-Julien, Damien de Chandenier, qui souhaitait y ériger un pavillon d'été. Cependant, la Révolution française l'obligea à émigrer, et le terrain fut racheté en 1758 par Jean Gabriel Cheguillaume, un bourgeois nantais. Ce dernier acheva la reconstruction de la maison en 1820, en modifiant le projet initial. Le domaine passa ensuite entre les mains de plusieurs familles, dont les Mercy, Castonnet, Guille des Buttes, et plus tard, celle de Gérald Van der Kemp, qui la vendit en 1929.

Le style architectural de la gentilhommière, attribué à François-Léonard Seheult, se distingue par un salon circulaire en saillie sur la façade arrière, typique des maisons de campagne nantaises. Le rez-de-chaussée comprend deux pièces traversantes, une vaste cage d'escalier et une bibliothèque, tandis que le premier étage arbore des demi-colonnes doriques et des pilastres ioniques, dans un style néo-grec. Une chapelle dédiée à sainte Catherine, datant de 1701, précède la construction de la maison. Elle fut endommagée pendant la Révolution, perdant notamment son tableau d'autel et les statues de son retable.

Le domaine, dont l'axe actuel, les granges symétriques et l'allée d'accès datent de l'après-Révolution, est aujourd'hui classé et inscrit à l'Inventaire des monuments historiques. La grille d'entrée, plus ancienne que la maison, marquait l'accès à un chemin déclassé menant au Loroux-Bottereau. La gentilhommière illustre ainsi l'évolution architecturale et sociale de la région nantaise, entre héritage féodal et transformations post-révolutionnaires.

Liens externes

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