Période d’occupation principale Paléolithique moyen (≈ 1505000 av. J.-C.)
Séquence sédimentaire de 13 mètres étudiée.
Début du XIXe siècle
Découverte du site
Découverte du site Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Premières mentions de l’abri préhistorique.
18 juillet 1911
Classement monument historique
Classement monument historique 18 juillet 1911 (≈ 1911)
Protection officielle du gisement et de l’abri.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le gisement et l'abri (cad. A 370 à 374, 415) : classement par arrêté du 18 juillet 1911
Personnages clés
François Bordes - Archéologue
A étudié les couches et découvert des vestiges.
Origine et histoire
L’abri de Combe-Grenal est un site préhistorique majeur situé sur la commune de Domme, en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine). Découvert au début du XIXe siècle, il se trouve dans un vallon sur la rive gauche de la Dordogne, à l’est du village. Le gisement, classé monument historique le 18 juillet 1911, appartient à un propriétaire privé et n’est pas accessible au public. Ses dépôts sédimentaires, étudiés par François Bordes, forment une séquence de plus de 13 mètres d’épaisseur, divisée en 64 couches reflétant 22 phases climatiques.
Les fouilles ont révélé des outils et des restes humains, dont une dent néandertalienne découverte dans la couche 60, appartenant à un enfant. Cette dent, analysée ultérieurement, confirme la présence de Néandertaliens sur le site. François Bordes y a mené des recherches archéologiques approfondies, mettant en lumière l’importance stratigraphique et paléoenvironnementale du gisement pour comprendre le Paléolithique moyen en Europe.
La sédimentologie et la palynologie ont permis de reconstituer les variations climatiques ayant influencé l’occupation humaine du site. Bien que fermé à la visite, Combe-Grenal reste une référence pour l’étude des modes de vie et des technologies des populations préhistoriques. Son classement en 1911 souligne sa valeur patrimoniale, tandis que son contexte géographique, proche de la Dordogne, en fait un témoin clé des adaptations humaines durant cette période.