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Gisement préhistorique de La Balutie

Gisement préhistorique de La Balutie

    Route Sans Nom
    24290 Montignac-Lascaux
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Vers 1872
Découverte du site
1873-1875
Premières fouilles
1925
Fouilles de Franck Delage
1954
Découverte d'un os rongé
28 décembre 1960
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Gisement préhistorique de La Balutie (cad. BD 29) : classement par arrêté du 28 décembre 1960

Personnages clés

Alain Reverdit - Archéologue Premières fouilles (1873-1875), identifie trois cultures préhistoriques.
Franck Delage - Archéologue Fouilles en 1925, décrit des vestiges lithiques variés.
Henri Breuil - Abbé et préhistorien Étude d’un os rongé en 1954 avec André Glory.
André Glory - Abbé et préhistorien Collaboration avec Breuil en 1954 sur les vestiges néandertaliens.
Denise de Sonneville-Bordes - Chercheuse Étude du matériel exhumé dans sa thèse (1960).

Origine et histoire

Le gisement préhistorique de La Balutie est un site archéologique majeur du Paléolithique supérieur, situé dans la commune de Montignac-Lascaux, en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine). Il se trouve en forêt, à deux kilomètres de la vallée de la Vézère, sur un coteau dominant un affluent, la Saladie. Le site s’étend sur une ligne de falaises calcaires de 150 mètres de long et inclut une grotte de 18 mètres de profondeur ainsi que plusieurs abris-sous-roche. Propriété privée, il est classé monument historique depuis le 28 décembre 1960.

La découverte du gisement remonte à peu avant 1872, grâce à Théodore Sorbier et le père Sanna Solaro. Les premières fouilles, menées entre 1873 et 1875 par Alain Reverdit, révèlent des occupations moustériennes, solutréennes et aurignaciennes. Les artefacts exhumés sont dispersés dans plusieurs institutions, dont le Muséum de Toulouse, le British Museum, et le Musée d'Archéologie nationale. Reverdit identifie des traces d’outils et d’occupations humaines variées, confirmant l’importance du site pour comprendre les cultures préhistoriques locales.

Au début du XXe siècle, des fouilles superficielles sont attribuées à un certain Kardig, et la parcelle est brièvement louée à Otto Hauser, sans que ce dernier n’ait le temps d’y travailler. En 1925, Franck Delage mène de nouvelles investigations et décrit des vestiges lithiques des cultures Châtelperronienne, Aurignacienne et Moustérienne. En 1954, les abbés Henri Breuil et André Glory y découvrent un os de grande faune portant des marques de dents, attribuées à l’Homme de Néandertal. Denise de Sonneville-Bordes étudie ultérieurement le matériel issu des fouilles antérieures dans sa thèse, consolidant les connaissances sur le site.

Le gisement de La Balutie illustre la richesse archéologique du Périgord noir, région clé pour l’étude de la Préhistoire. Son classement en 1960 souligne son importance patrimoniale, bien que son accès reste limité en raison de son statut de propriété privée. Les recherches successives ont permis de documenter des occupations humaines s’étalant sur plusieurs millénaires, offrant un éclairage précieux sur les modes de vie et les technologies des sociétés paléolithiques.

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