Construction de la grange 1492 (≈ 1492)
Datation par dendrochronologie confirmée.
13 septembre 2015
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 13 septembre 2015 (≈ 2015)
Protection totale du site et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscription de la grange dîmière en totalité ainsi que l'aire de battage couverte (manège), la carterie (charretterie) et son bâtiment adjacent en totalité les bâtiments agricoles en briques, façades et toitures, les murs de clôture en totalité, le passage charretier donnant sur la rue, et le logis du fermier, façades et toitures : inscription par arrêté du 13 septembre 2015
Personnages clés
Chapitre de la cathédrale de Beauvais - Propriétaire historique
Gestionnaire de la grange au XVe siècle.
Origine et histoire
La grange dîmière de Guignecourt, située place de l'Église dans le département de l'Oise (région Hauts-de-France), date de la fin du XVe siècle. Une analyse dendrochronologique a permis de préciser sa construction en 1492. Ce monument historique appartenait autrefois au chapitre de la cathédrale de Beauvais, illustrant son rôle économique et religieux dans la gestion des terres agricoles de la région.
L'édifice, inscrit en totalité aux Monuments Historiques depuis 2015, comprend non seulement la grange proprement dite, mais aussi des dépendances comme l'aire de battage couverte (ou manège), la carterie (charretterie), et un logis de fermier. Ces éléments, associés aux murs de clôture et au passage charretier, reflètent l'organisation typique d'une exploitation agricole médiévale, conçue pour centraliser la collecte des dîmes, impôts en nature perçus par l'Église.
La localisation de la grange, à proximité immédiate de l'église du village, souligne son intégration dans le tissu social et religieux de Guignecourt. À l'époque, les granges dîmières servaient de lieu de stockage des récoltes prélevées comme dîme, souvent gérées par des institutions ecclésiastiques comme les chapitres cathédraux. Leur architecture robuste, adaptée aux besoins agricoles, témoigne aussi des techniques de construction en vigueur dans l'Oise à la fin du Moyen Âge.
Aujourd'hui, le monument bénéficie d'une protection patrimoniale qui couvre l'ensemble de ses composantes, y compris les façades et toitures des bâtiments annexes en brique. Cette inscription tardive (2015) vise à préserver un exemple remarquable de patrimoine rural, souvent moins mis en valeur que les édifices religieux ou militaires de la même période.