Construction initiale 1888 (≈ 1888)
Réemploi des fermes de l’Exposition universelle 1878
1913-1914
Agrandissement par Gautier
Agrandissement par Gautier 1913-1914 (≈ 1914)
Ajout du campanile et bâtiments annexes
15 novembre 1994
Classement partiel
Classement partiel 15 novembre 1994 (≈ 1994)
Façades et toitures protégées
1997
Fermeture partielle
Fermeture partielle 1997 (≈ 1997)
Bains-douches et salles fermés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur rues du gymnase : halle métallique (cad. 19 : 01 AX 8) : inscription par arrêté du 15 novembre 1994
Personnages clés
Ernest Moreau - Architecte
Concepteur du gymnase en 1888
Henri de Dion - Ingénieur
Créateur des fermes métalliques réemployées
Charles Gautier - Architecte
Auteur de l’extension (1913-1914)
Origine et histoire
Le gymnase Jean-Jaurès, initialement nommé gymnase d'Allemagne, fut construit en 1888 dans le 19e arrondissement de Paris pour enseigner le tir et la gymnastique aux écoles municipales. Son ossature métallique provient des fermes de la galerie des machines de l’Exposition universelle de 1878, conçues par l’ingénieur Henri de Dion et réassemblées par l’entreprise Moisant-Laurent et Savey. L’architecte Ernest Moreau en signa les plans, donnant naissance à une halle industrielle réemployée à des fins éducatives et sportives.
Entre 1913 et 1914, l’architecte Charles Gautier agrandit le complexe en ajoutant des bâtiments entourant la halle originale, dont un campanile porte-fanion emblématique. Ces extensions abritèrent des salles de réunion et des bains-douches, fermés en 1997. La halle métallique, cœur du monument, fut préservée et classée parmi les façades et toitures par arrêté du 15 novembre 1994, témoignant de son importance patrimoniale.
Le gymnase illustre la réutilisation innovante de structures éphémères (comme celles des Expositions universelles) pour des équipements publics durables. Son histoire reflète aussi l’évolution des pratiques sportives et hygiénistes à Paris au tournant du XXe siècle, où les municipalités investissaient dans des infrastructures collectives pour éduquer et socialiser les citoyens.
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