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Domaine de l'Habitation l'Ermitage

Domaine de l'Habitation l'Ermitage

    1725 Route de l'Hermitage
    97114 Trois-Rivières
Crédit photo : Enrevseluj - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
Avant 1664
Fondation de l’habitation
1768
Acquisition par Carra de La Villarde
1812
Vente à Pierre Texier de Lavalade
1815–1848
Période sucrerie
1896
Rachat par les Collin de la Roncière
2004–2006
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le domaine comprenant notamment la maison principale avec sa galerie, les dépendances (office, cuisine, buanderie, bureau) , les annexes (ancienne maison-magasins-boucan à café et la case à charbon) , les murs de la terrasse, le parc à fumier de l'ancienne écurie, le réseau hydraulique alimenté par la source Marthe, le bassin couvert, les jardins, allées pavées et arborées de palmiers royaux, excepté la maison en bois située au sud-ouest de la maison principale (cad. AY 141) : inscription par arrêté du 21 janvier 2004 - La maison principale ainsi que le réseau hydraulique de la source Marthe avec le bassin couvert (cad. AY 141) : classement par arrêté du 19 mai 2006

Personnages clés

Charles Houël - Gouverneur de la Guadeloupe Donataire des terres en 1664
Jean-Jacques Carra de La Villarde - Conseiller au Conseil supérieur Acheteur en 1768, donne le nom *Ermitage*
Guillaume Hercule Duquéruy - Héritier royaliste Exilé en 1812, vend le domaine
Pierre Texier de Lavalade - Propriétaire sucrier Transforme l’habitation en 1815
Leopoldo Petrelluzzi - Capitaine et négociant Développe les exportations au XIXe siècle
Ferdinand Petrelluzzi - Héritier et mécène Érige la statue du Christ en 1955

Origine et histoire

L’Habitation l’Ermitage est une ancienne plantation coloniale fondée avant 1664 à Trois-Rivières, sur l’île de Basse-Terre en Guadeloupe. Initialement exploitation vivrière sur les flancs de la Montagne Saint-Charles, elle devient une caféière au XVIIIe siècle. Le domaine, d’une centaine d’hectares, est revendu en 1768 par Marie-Anne de Bragelogne à Jean-Jacques Carra de La Villarde, qui lui donne son nom actuel. Son neveu, Guillaume Hercule Duquéruy, en hérite mais, royaliste, doit s’exiler en 1812, vendant alors l’habitation à Pierre Texier de Lavalade.

Entre 1815 et 1848, la famille Texier transforme l’exploitation en sucrerie et construit en 1830 la maison principale, une habitation créole rectangulaire à galerie, ainsi que des dépendances (cuisines, écuries) sur une terrasse naturelle. Le domaine est alimenté par la source Marthe, canalisée vers un bassin octogonal couvert. Après l’abolition de l’esclavage, l’habitation redevient une caféière avant de se diversifier dans la banane et l’élevage au XIXe siècle.

En 1896, Jean Baptiste Numa Collin de la Roncière acquiert le domaine et le transmet à sa fille Laurence, épouse de Leopoldo Petrelluzzi, un capitaine au long-cours italien. Ce dernier développe les exportations des productions locales (café, sucre, rhum) vers l’Europe via sa société à Pointe-à-Pitre. Sous les Petrelluzzi, l’habitation modernise ses cultures et voit l’ajout d’une statue de Christ rédempteur dans le parc (1955–1960). Le domaine reste aujourd’hui propriété de la famille.

La maison du maître et son réseau hydraulique sont inscrits aux Monuments Historiques en 2004, puis classés en 2006. Les vestiges incluent la maison principale, les dépendances en bois, le parc à fumier de l’écurie, les jardins bordés de palmiers royaux, et le bassin alimenté par la source. L’organisation spatiale traditionnelle, avec sa terrasse et ses allées, témoigne de l’architecture coloniale agricole des Antilles françaises.

Liens externes

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