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Habitation Mont-Carmel

Habitation Mont-Carmel

    158 Allée des Samanas
    97120 Saint-Claude

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1650
Fondation par les Carmes
1726
Construction de la maison de maître
1765
Construction de l'aqueduc
1794
Première abolition de l'esclavage
1848
Abolition définitive de l'esclavage
1987
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison de maître, l'allée plantée et les restes de l'aqueduc (cad. AY 111) : inscription par arrêté du 23 juin 1987

Personnages clés

Charles Houël - Gouverneur de la Guadeloupe Donne des terres aux Carmes en 1651.
Louis Botrel - Négociant et locataire Relance la production sucrière en 1772.
François Vaultier de Moyencourt - Propriétaire en 1783 Achat de l'habitation aux Carmes.
Charles Dain - Planteur et propriétaire Développe l'habitation au XIXe siècle.
Charles Dain (III) - Homme politique et abolitionniste Milite contre l'esclavage avant 1848.

Origine et histoire

L'habitation Mont-Carmel, fondée vers 1650 par les moines de l'ordre du Carmel, est la plus ancienne plantation sucrière de Guadeloupe. Installés à Saint-Claude sur l'île de Basse-Terre, les religieux y établissent une exploitation avec moulin hydraulique et cases pour les esclaves. La maison des maîtres, construite en 1726, ainsi que l'aqueduc de 1765, témoignent de cette période coloniale.

En 1772, les Carmes quittent l'habitation et la louent au négociant Louis Botrel, qui relance la production sucrière après des réparations. En 1783, la plantation est vendue à François Vaultier de Moyencourt. Après la Révolution française, l'esclavage est aboli puis rétabli, et l'habitation change plusieurs fois de mains, notamment au sein de la famille Dain, qui la transforme en caféière en 1920.

L'habitation Mont-Carmel est inscrite aux monuments historiques en 1987 pour sa maison de maître, son allée plantée et les vestiges de son aqueduc. Les bâtiments de la sucrerie, en ruine, rappellent l'histoire économique et sociale de la Guadeloupe, marquée par l'esclavage et la colonisation. La propriété, aujourd'hui privée, conserve des traces architecturales des XVIIIe et XIXe siècles.

En 1848, l'abolition définitive de l'esclavage marque un tournant pour l'habitation, qui passe entre les mains de différents propriétaires avant d'être transformée en caféière, puis en bananeraie au XXe siècle. Les cyclones, comme Cleo en 1964, ont endommagé certaines structures, mais le site reste un témoignage majeur du patrimoine colonial guadeloupéen.

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