Première mention cartographique 1768 (≈ 1768)
Site nommé *L'Espérance* par les ingénieurs du roi.
1778
Acquisition par la veuve Mamiel
Acquisition par la veuve Mamiel 1778 (≈ 1778)
Catherine Godemar Reverchon en devient propriétaire.
1810
Construction de la maison du maître
Construction de la maison du maître 1810 (≈ 1810)
Bâtiment principal édifié sur le morne.
1863
Modernisation avec machines à vapeur
Modernisation avec machines à vapeur 1863 (≈ 1863)
Contrat de 20 ans avec l’usine Darboussier.
2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2006 (≈ 2006)
Protection des parties anciennes et du morne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties anciennes de la maison principale de l'habitation, les façades et toitures des annexes cuisine et case à eau et l'assiette foncière constituant le morne (cad. BX 34) : inscription par arrêté du 20 avril 2006
L'habitation Mamiel, située aux Abymes sur Grande-Terre en Guadeloupe, est une ancienne habitation-sucrerie coloniale fondée au XVIIIe siècle. Le site est mentionné dès 1768 sous le nom de L'Espérance sur les cartes des ingénieurs du roi. En 1778, il passe entre les mains de Catherine Françoise Godemar Reverchon, veuve Mamiel, qui en fait une importante exploitation produisant du sucre terré grâce à un moulin à vent, aujourd’hui disparu. Ce domaine illustre l’économie de plantation typique de la Guadeloupe à l’époque coloniale, centrée sur la culture de la canne à sucre.
Au XIXe siècle, l’habitation se modernise avec l’installation de machines à vapeur en 1863. Les propriétaires s’engagent alors à fournir leur production de cannes à l’usine Darboussier pendant 20 ans, marquant un tournant vers une industrialisation croissante. Progressivement, les bâtiments de production sont abandonnés, et Darboussier rachète le domaine. Entre 1900 et 1934, il y loge ses cadres, dont Camille Dain, également maire des Abymes. Cette période reflète la transition entre l’ère des habitations autonomes et la centralisation de la production sucrière.
La maison du maître, construite vers 1810, est un exemple remarquable d’architecture créole, avec ses huit pièces et sa galerie extérieure ouvrant sur un jardin. Le site conserve des vestiges de la sucrerie, comme des bâtiments d’exploitation et des restes de machines, ainsi que des éléments intérieurs d’époque, tels un sofa Second Empire et une baignoire en cuivre. Inscrite aux monuments historiques en 2006, l’habitation Mamiel offre un témoignage rare des habitations sucrières de Grande-Terre au XIXe siècle, mêlant patrimoine architectural et mémoire industrielle.
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