Rachat par Amédée Aubéry 1882 (≈ 1882)
Transformation en Habitation Saint-Étienne.
années 1890
Installation de la distillerie
Installation de la distillerie années 1890 (≈ 1890)
Début de la production de rhum.
1988
Fermeture de la distillerie
Fermeture de la distillerie 1988 (≈ 1988)
Arrêt de la production sur site.
16 août 2010
Classement Monument historique
Classement Monument historique 16 août 2010 (≈ 2010)
Protection de la distillerie et de l’aqueduc.
2015
Label « Jardin remarquable »
Label « Jardin remarquable » 2015 (≈ 2015)
Reconnaissance des jardins par le Ministère.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La distillerie et son aqueduc, à l'exception des ajouts récents (cad. V 78) : inscription par arrêté du 16 août 2010
Personnages clés
Amédée Aubéry - Propriétaire béké
Rachète et renomme l’habitation en 1882.
André Simonnet - Développeur industriel
Agrandit la distillerie au XXe siècle.
Bernard Hayot - Propriétaire actuel (depuis 1992)
Relance la production de rhum HSE.
Origine et histoire
L’Habitation Saint-Étienne, située à Gros-Morne en Martinique, trouve ses origines au début du XIXe siècle sous le nom d’Habitation La Maugée, une plantation sucrière. Ce n’est qu’en 1882, après son rachat par le béké Amédée Aubéry, qu’elle prend son nom actuel et se transforme en distillerie de rhum agricole dans les années 1890. Développée par André Simonnet et ses héritiers, elle devient au XXe siècle l’une des plus grandes unités de production de rhum de l’île, avec une capacité annuelle de 800 000 à 1,5 million de litres.
La distillerie ferme en 1988, mais son patrimoine industriel est préservé : la colonne à distiller en cuivre du XXe siècle, l’aqueduc et les bâtiments d’origine (hors ajouts récents) sont inscrits aux Monuments historiques depuis le 16 août 2010. Les jardins, quant à eux, obtiennent le label « Jardin remarquable » en 2015. Depuis 1992, le site appartient au groupe Bernard Hayot, qui perpétue la production de rhum AOC sous la marque HSE, distillé au François mais élevé sur place.
L’ensemble forme un témoignage exceptionnel de l’ère sucrière et rhumière martiniquaise, alliant architecture industrielle, innovation hydraulique (via l’aqueduc) et savoir-faire agricole. La colonne créole en cuivre, composée de plateaux superposés, illustre les techniques de distillation traditionnelles, tandis que le site ouvert au public valorise ce patrimoine à travers visites et dégustations.
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