Première mention cartographique 1763 (≈ 1763)
Carte de Moreau du Temple (relevés 1763)
1853
Inventaire du domaine
Inventaire du domaine 1853 (≈ 1853)
412 ha incluant une poterie
1858
Vente de l'habitation
Vente de l'habitation 1858 (≈ 1858)
Acquise par Eugène Eustache
1993
Protection des ruines
Protection des ruines 1993 (≈ 1993)
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines de l'habitation (cad. H 52, 53) : inscription par arrêté du 8 octobre 1993
Personnages clés
Balthazard Dubuc de Bellefonds - Fondateur présumé
Second fils de Pierre Dubuc
Eugène Eustache - Acquéreur en 1858
Nouveau propriétaire après les Dubuc
Origine et histoire
L’Habitation Spoutourne est implantée à proximité de la baie du Galion, sur la côte sud de la presqu’île de la Caravelle, à La Trinité. Ce site se distingue par son organisation spatiale : la maison du géreur au sud-est, la rue des cases-nègres au nord-ouest, et entre les deux, les vestiges de la sucrerie, incluant un aqueduc, un puits, des citernes et un moulin à bêtes. Ces éléments illustrent l’architecture typique des habitations sucrières coloniales, adaptée à la production et à la vie des travailleurs réduits en esclavage.
L’Habitation Spoutourne aurait été fondée par Balthazard Dubuc de Bellefonds, second fils de Pierre Dubuc, une famille influente de colons martiniquais. Mentionnée dès 1763 sur la carte de Moreau du Temple (publiée en 1770), elle resta aux mains des descendants Dubuc jusqu’en 1858, date de sa vente à Eugène Eustache. En 1853, un inventaire recense une superficie de 412 hectares, incluant une poterie, soulignant l’étendue et la diversité des activités économiques du domaine. Les ruines de l’habitation, protégées depuis 1993, témoignent aujourd’hui de ce passé colonial.
Ce site est remarquable pour son immeuble collectif servant de cases à nègres, une particularité architecturale unique en Martinique. Ces logements, destinés aux personnes esclavagisées, reflètent les conditions de vie et l’organisation sociale des habitations sucrières aux XVIIIe et XIXe siècles. La présence de vestiges industriels (sucrerie, moulin) et domestiques (citerne, puits) offre un aperçu complet des infrastructures nécessaires à l’exploitation sucrière, activité économique majeure de la Martinique à cette époque.
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