Décision de construction 1885 (≈ 1885)
Remplacement de l’ancienne halle décidée par le Conseil Municipal.
1er janvier 1899
Inauguration
Inauguration 1er janvier 1899 (≈ 1899)
Ouverture officielle après achèvement des travaux.
4 juillet 1978
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 4 juillet 1978 (≈ 1978)
Inscription aux monuments historiques par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle (cad. AN 286) : inscription par arrêté du 4 juillet 1978
Personnages clés
Étienne Lacure - Architecte municipal
Concepteur des plans de la halle.
Origine et histoire de la halle
La halle de Millau, située place des Halles dans le centre-ville, est un exemple remarquable d’architecture métallique provinciale de la fin du XIXe siècle. De style Baltard, elle conjugue des matériaux modernes pour l’époque – fonte, verre, brique et fer – dans une structure polygonale dissymétrique. Accessible par quatre portes, elle présente une nef centrale surélevée et des bas-côtés, avec deux entrées principales ornées de frontons aux armes de la ville. Sa verrière terminale et son décor en fer forgé au-dessus des portails reflètent une volonté de rationalité économique et de clarté spatiale.
La construction de la halle s’inscrit dans une vaste opération de voirie visible sur les plans communaux de 1830 et 1896. En 1885, la municipalité décide de remplacer l’ancienne halle, située place Maréchal-Foch (actuelle école Paul Bert), par un nouvel édifice au carrefour des rues élargies Sadi-Carnot et Clausel-de-Coussergues, près du tribunal. Les plans sont confiés à l’architecte municipal Étienne Lacure, également concepteur de la Maison du Peuple. Les travaux, achevés en novembre 1898, aboutissent à une inauguration le 1er janvier 1899. La halle, propriété communale, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 4 juillet 1978.
Le monument illustre l’adaptation des innovations architecturales parisiennes – comme les halles Baltard – aux besoins des villes de province. Sa structure légère et lumineuse, conçue pour accueillir marchés et rassemblements, témoigne des mutations urbaines et économiques de la Troisième République. Les matériaux industriels utilisés, combinés à des éléments décoratifs locaux (frontons aux armes de Millau), symbolisent cette dualité entre modernité technique et ancrage territorial.