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Haras national en Côtes-d'Armor

Haras national

    43 Rue Saint-Martin
    22400 Lamballe-Armor
Propriété publique
Haras national
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Haras national
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783
Création du dépôt d'étalons royaux
1842
Fondation définitive du haras
1864
Arrivée de Flying Cloud
1900
Incendie et réorganisation
2006
Passage sous gestion du syndicat mixte
2015
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le haras national, à savoir les façades et toitures de tous les bâtiments construits avant la première Guerre mondiale (hormis leurs aménagements et équipements contemporains), l'écurie n° 10 en totalité, le parc pour son sol d'assiette, ses murs, clôtures et portails, ensemble situé sur les parcelles AK 572 et 573 : inscription par arrêté du 11 décembre 2015.

Personnages clés

Auguste Ollivier - Inspecteur des haras (début XXe) Promoteur du Postier breton comme cheval d’artillerie.
Dupont-Auberville - Directeur emblématique (début XXe) Modernisa les infrastructures et les concours-épreuves.
J. Gendry - Sous-directeur (Seconde Guerre mondiale) Interné pour résistance par la Gestapo.
Naous - Étalon demi-Ardennais (XXe) Fondateur de la race Trait breton.

Origine et histoire

Le haras national de Lamballe trouve son origine en 1783 avec la création d’un dépôt d’étalons royaux dans une écurie de la caserne Saint-Martin. Supprimé en 1790, il est brièvement rétabli en 1825 avant d’être définitivement installé en 1842, devenant un acteur clé de l’élevage équin breton. Son rôle initial était de fournir des étalons reproducteurs pour les 70 000 juments poulinières de sa circonscription, couvrant les Côtes-du-Nord et l’Ille-et-Vilaine.

Au XIXe siècle, le haras joue un rôle majeur dans le développement de races locales, notamment le Postier breton (anciennement Norfolk-Breton), en important des étalons Trotteur Norfolk d’Angleterre. Il accueille jusqu’à 350 étalons dans onze écuries construites entre 1825 et 1907. L’étalon Naous, demi-Ardennais, y devient une figure fondatrice du Trait breton. Après la guerre franco-allemande de 1870, le site s’agrandit pour répondre aux besoins militaires, mais l’élevage de chevaux légers peine à s’imposer face à la tradition du trait.

Au XXe siècle, le haras se modernise avec l’insémination artificielle (dès 1980) et diversifie ses activités, accueillant des concours hippiques, des expositions et des événements comme Les Mille Sabots, festival équestre créé en 1999. En 2006, sa gestion est confiée à un syndicat mixte (région Bretagne, département, intercommunalité, ville), marquant son passage d’un rôle d’étalonnage public à une vocation touristique et patrimoniale. Classé monument historique en 2015, le site préserve aujourd’hui 12 écuries napoléoniennes, une sellerie d’honneur, et une collection de 22 véhicules hippomobiles.

Le haras est aussi un lieu de mémoire, avec des archives couvrant 1864 à 2016 (bien que réduites à 49 mètres linéaires après tri). Ses bâtiments, de style sobre et fonctionnel, illustrent l’évolution des techniques équestres, tandis que son parc de 13 hectares et ses arbres remarquables (séquoia, cèdre bleu) en font un espace vert urbain. Les expositions artistiques dans l’écurie des Arts et les animations comme les Jeudis du haras ou le marché de Noël (20 000 visiteurs annuels) ancrent le site dans la vie locale.

Parmi les figures marquantes, Auguste Ollivier, inspecteur des haras au début du XXe siècle, est crédité d’avoir promu le Postier breton comme cheval d’artillerie, contribuant à la prospérité régionale. Dupont-Auberville, directeur emblématique, modernisa les infrastructures et organisa des concours-épreuves pour les chevaux d’artillerie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sous-directeur J. Gendry fut interné pour résistance, illustrant l’engagement des acteurs du haras dans l’histoire nationale.

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