Haras national en Côtes-d'Armor

Haras national

  • 22400 Lamballe-Armor
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Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété publique

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783
Création du dépôt d'étalons
1825
Nouveau dépôt d'étalons
1842
Forme définitive du haras
1907
Agrandissement des écuries
2006
Création du syndicat mixte
2016
Rachat du haras
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le haras national, à savoir les façades et toitures de tous les bâtiments construits avant la première Guerre mondiale (hormis leurs aménagements et équipements contemporains), l'écurie n° 10 en totalité, le parc pour son sol d'assiette, ses murs, clôtures et portails, ensemble situé sur les parcelles AK 572 et 573 : inscription par arrêté du 11 décembre 2015.

Personnages clés

Dupont-Auberville Directeur ayant favorisé le développement de l'élevage local.
Auguste Ollivier Inspecteur ayant contribué au développement de l'élevage local.

Origine et histoire

Le haras national de Lamballe, situé en centre-ville des Côtes-d'Armor, est un témoin majeur de l'élevage équin en Bretagne depuis la fin du XVIIIe siècle. Son origine remonte à la création d'un dépôt d'étalons royaux en 1783, après des dépôts antérieurs dès 1780, mais son histoire connaît plusieurs fermetures et réouvertures. Supprimé en 1790, le dépôt fait l'objet de tentatives de rétablissement au début du XIXe siècle, un nouveau dépôt étant installé en 1825, puis le haras prend sa forme définitive en 1842 et devient le siège administratif de la circonscription du Nord-Bretagne. Dès cette époque il a pour mission de mettre des étalons reproducteurs à la disposition des propriétaires de juments de sa circonscription et il contribue activement à l'amélioration des chevaux de travail. Lamballe devient l'épicentre de la production du Breton, nouvelle race née du croisement avec des trotteurs Norfolk importés d'Angleterre, et le haras joue aussi un rôle dans la diffusion d'étalons fondateurs du Trait breton. Son développement se traduit par des travaux d'agrandissement jusqu'au début du XXe siècle, aboutissant à la construction d'une douzaine d'écuries permettant d'héberger plusieurs centaines d'étalons. Au fil des décennies, le haras soutient successivement l'élevage du cheval de traction, puis des chevaux de course et de sport, et, après 1945, la reconversion des chevaux de trait vers la filière viande participe au maintien de l'activité. Au XXe siècle il connaît des périodes de prospérité, notamment avant la Première Guerre mondiale, et participe à la reconstitution des effectifs équins durant les conflits, avec une importante activité de saillies pendant la guerre de 1914-1918. Les archives du haras, qui couvraient les années 1864 à 2016 sur 252 mètres linéaires, ont été réduites à 49 mètres linéaires à l'issue d'un travail d'archivage terminé en octobre 2018. Le site patrimonial, d'une superficie d'environ cinq hectares, comprend douze écuries datées entre 1825 et 1907, bâties en briques rouges de style napoléonien, ainsi que des bâtiments annexes : sellerie, remise à voitures hippomobiles, forge, hangar et château d'eau. L'écurie n°1, la plus ancienne, conserve des murs de la fin du XVIIIe siècle ; l'écurie n°2 date de 1842 et l'écurie n°10, ainsi que l'ensemble des constructions antérieures à la Première Guerre mondiale, sont inscrits au titre des monuments historiques. Une écurie restaurée en 2005 est dédiée aux expositions et animations sous le nom d'« écurie des Arts ». Les équipements équestres comprennent un grand manège construit en 1962 et rénové en 2011, un rond de présentation rénové en 2012 et une vaste carrière d'honneur de 35 sur 135 mètres, ainsi qu'un parc équestre de 13 hectares ouvert aux promeneurs et aux professionnels. Le haras abrite une importante collection patrimoniale composée de 22 véhicules hippomobiles, dont un omnibus, et d'ensembles de sellerie d'époque exposés dans l'écurie n°10 et la sellerie d'honneur, qui rassemble de nombreux harnais estampillés des Haras nationaux. La végétation du domaine est riche et variée : on y relève plus de 35 variétés de rosiers, des rhododendrons et plusieurs arbres remarquables comme un noyer d'Amérique centenaire, un séquoia géant et un cèdre bleu. Au début du XXIe siècle la gestion du haras passe au syndicat mixte créé en 2006 ; l'IFCE annonce en 2015 la mise en vente des sites non à vocation nationale, puis le syndicat mixte rachète le haras à l'automne 2016. Depuis cette reprise, le site perd ses anciennes fonctions d'étalonnage public pour se tourner vers la valorisation du cheval Breton, la diversification des races accueillies, le tourisme, la conservation patrimoniale et l'organisation d'événements. Une association dédiée à la préservation du cheval Breton, créée en 2014, a pris en charge les missions d'étalonnage exercées précédemment par l'IFCE. Le haras organise de nombreuses manifestations, parmi lesquelles le concours national du cheval Breton, des concours hippiques et le festival Les Mille Sabots, qui attire traditionnellement entre 15 000 et 20 000 visiteurs et présente environ 250 chevaux lors de défilés, spectacles et animations. Les « Jeudis du haras » proposent chaque semaine pendant la saison des spectacles équestres, des promenades commentées, des balades en poney ou en calèche et des animations familiales. Le site accueille également des expositions d'art équestre dans l'écurie n°10, des stages pour jeunes et des actions d'équithérapie et de développement personnel par le cheval. Le marché de Noël, organisé depuis 2009, rassemble artisans et animations sur trois jours et attire environ 20 000 visiteurs certaines années. Le haras conserve par ailleurs la mémoire de directeurs et inspecteurs marquants, comme Dupont-Auberville et Auguste Ollivier, dont l'action a favorisé le développement de l'élevage local. Il a aussi connu des périodes de controverse et de fréquents changements de direction au XIXe siècle, liés aux luttes entre l'administration des haras et l'administration militaire. Les visites guidées, souvent théâtralisées, et les spectacles contribuent à la fréquentation touristique annuelle, estimée entre 60 000 et 75 000 visiteurs.

Liens externes