Fondation du dépôt 1806 (≈ 1806)
Création dans un couvent dominicain.
1815
Devenu Haras royal
Devenu Haras royal 1815 (≈ 1815)
Capacité portée à 80 étalons.
1860
Annexion à la France
Annexion à la France 1860 (≈ 1860)
Devenu Haras impérial.
1880-1885
Construction du nouveau site
Construction du nouveau site 1880-1885 (≈ 1883)
Plans de Louis-Joseph Ruphy.
2005
Fermeture définitive
Fermeture définitive 2005 (≈ 2005)
Restructuration des Haras nationaux.
2007
Classement monument historique
Classement monument historique 2007 (≈ 2007)
Protection des façades et toitures.
2013
Rachat par la ville
Rachat par la ville 2013 (≈ 2013)
Début du projet de reconversion.
2025
Ouverture partielle du parc
Ouverture partielle du parc 2025 (≈ 2025)
Première phase accessible.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2026
Inauguration complète
Inauguration complète 2026 (≈ 2026)
Ouverture de tous les espaces.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des écuries n°s 1, 2, 3, 4 du bâtiment d'honneur, du manège, des maisons de la direction, de la sous-direction et des adjudants, du pavillon d'accueil, ainsi que les murs de clôture, le portail d'entrée et la grille d'honneur du haras, y compris les parcelles sur lesquelles ces bâtiment sont édifiés (cad. BT 35, 17) : inscription par arrêté du 22 février 2007
Personnages clés
Louis-Joseph Ruphy - Architecte
Concepteur du site actuel (1880-1885).
Napoléon - Empereur
Fonda le dépôt en 1806.
Origine et histoire
Le Haras d'Annecy, fondé au XIXe siècle, s’inscrit dans une politique nationale d’amélioration de l’élevage équin. Initialement installé en 1806 dans un couvent dominicain sous Napoléon, il servait de dépôt pour 24 étalons de race savoyarde, combinant élevage, insémination et contrôle sanitaire. Après 1815, sous la maison de Savoie, il devient un Haras royal avec une capacité portée à 80 étalons, puis impérial après l’annexion de la Savoie à la France en 1860.
Entre 1815 et 1880, le site originel – la caserne Saint-Dominique – s’avère trop exigu pour les effectifs croissants. Malgré des extensions en 1864, un nouveau projet est lancé rue Guillaume Fichet. Les plans de l’architecte Louis-Joseph Ruphy, validés en 1880, aboutissent à un complexe fonctionnel (écuries, manège, forge, logements) entre 1880 et 1885. Ce site, en activité 75 ans, approvisionnait l’armée en chevaux avant de décliner avec la motorisation.
Fermé en 2005 dans le cadre de la restructuration des Haras nationaux, le site est racheté en 2013 par la ville d’Annecy pour 7 millions d’euros. Un projet de reconversion ambitieux est lancé en 2018, transformant les 2,5 hectares en un pôle culturel (Cité du cinéma d’animation, halle gourmande) et un parc paysager. Inscrit monument historique depuis 2007, sa réhabilitation intègre des critères écologiques (géothermie, matériaux biosourcés) et un budget revu à 53,8 millions d’euros.
Les travaux, débutés en 2022 après des forages géothermiques et une campagne archéologique, incluent une consultation publique en 2020 révélant l’attente des Annéciens pour des espaces conviviaux et culturels. Le parc paysager (1,84 ha), conçu comme un lieu de fraîcheur avec miroir d’eau modulable et biodiversité, ouvre partiellement en novembre 2025. L’inauguration complète est prévue au printemps 2026, marquant la métamorphose d’un patrimoine industriel en lieu de vie urbain.
L’ancrage historique du Haras se reflète dans son architecture préservée : façades des écuries, manège, pavillons et grille d’honneur sont classés. Le projet actuel réutilise des matériaux d’origine (pavés des écuries) et mise sur une gestion durable de l’eau (jardins de pluie, récupérateur de 300 m3). La Cité du cinéma d’animation, avec son musée de 400 m2 et sa salle de 332 places, s’appuie sur l’héritage du festival international du film d’animation d’Annecy, renforçant le lien entre patrimoine et création contemporaine.
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