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Haras national d'Annecy en Haute-Savoie

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Haras
Pavillon

Haras national d'Annecy

    6 Boulevard du Lycée
    74000 Annecy
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Haras national dAnnecy
Haras national dAnnecy 
Crédit photo : Lennybarr74 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1806
Fondation du dépôt
1815
Devenu Haras royal
1860
Annexion à la France
1880-1885
Construction du nouveau site
2005
Fermeture définitive
2007
Classement monument historique
2013
Rachat par la ville
2025
Ouverture partielle du parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui
2026
Inauguration complète

Patrimoine classé

Les façades et toitures des écuries n°s 1, 2, 3, 4 du bâtiment d'honneur, du manège, des maisons de la direction, de la sous-direction et des adjudants, du pavillon d'accueil, ainsi que les murs de clôture, le portail d'entrée et la grille d'honneur du haras, y compris les parcelles sur lesquelles ces bâtiment sont édifiés (cad. BT 35, 17) : inscription par arrêté du 22 février 2007

Personnages clés

Louis-Joseph Ruphy - Architecte Concepteur du site actuel (1880-1885).
Napoléon - Empereur Fonda le dépôt en 1806.

Origine et histoire

Le Haras d'Annecy, fondé au XIXe siècle, s’inscrit dans une politique nationale d’amélioration de l’élevage équin. Initialement installé en 1806 dans un couvent dominicain sous Napoléon, il servait de dépôt pour 24 étalons de race savoyarde, combinant élevage, insémination et contrôle sanitaire. Après 1815, sous la maison de Savoie, il devient un Haras royal avec une capacité portée à 80 étalons, puis impérial après l’annexion de la Savoie à la France en 1860.

Entre 1815 et 1880, le site originel – la caserne Saint-Dominique – s’avère trop exigu pour les effectifs croissants. Malgré des extensions en 1864, un nouveau projet est lancé rue Guillaume Fichet. Les plans de l’architecte Louis-Joseph Ruphy, validés en 1880, aboutissent à un complexe fonctionnel (écuries, manège, forge, logements) entre 1880 et 1885. Ce site, en activité 75 ans, approvisionnait l’armée en chevaux avant de décliner avec la motorisation.

Fermé en 2005 dans le cadre de la restructuration des Haras nationaux, le site est racheté en 2013 par la ville d’Annecy pour 7 millions d’euros. Un projet de reconversion ambitieux est lancé en 2018, transformant les 2,5 hectares en un pôle culturel (Cité du cinéma d’animation, halle gourmande) et un parc paysager. Inscrit monument historique depuis 2007, sa réhabilitation intègre des critères écologiques (géothermie, matériaux biosourcés) et un budget revu à 53,8 millions d’euros.

Les travaux, débutés en 2022 après des forages géothermiques et une campagne archéologique, incluent une consultation publique en 2020 révélant l’attente des Annéciens pour des espaces conviviaux et culturels. Le parc paysager (1,84 ha), conçu comme un lieu de fraîcheur avec miroir d’eau modulable et biodiversité, ouvre partiellement en novembre 2025. L’inauguration complète est prévue au printemps 2026, marquant la métamorphose d’un patrimoine industriel en lieu de vie urbain.

L’ancrage historique du Haras se reflète dans son architecture préservée : façades des écuries, manège, pavillons et grille d’honneur sont classés. Le projet actuel réutilise des matériaux d’origine (pavés des écuries) et mise sur une gestion durable de l’eau (jardins de pluie, récupérateur de 300 m3). La Cité du cinéma d’animation, avec son musée de 400 m2 et sa salle de 332 places, s’appuie sur l’héritage du festival international du film d’animation d’Annecy, renforçant le lien entre patrimoine et création contemporaine.

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