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Haras national du Pin (également sur communes de La Cochère, Ginai et Exmes) au Pin-au-Haras dans l'Orne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique
Orne

Haras national du Pin (également sur communes de La Cochère, Ginai et Exmes)

    56 Le Haras du Pin 
    61310 Gouffern en Auge
Propriété d'un établissement public de l'Etat
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
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Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Château du Haras national du Pin
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1665
Création des haras royaux
1715
Fondation du haras du Pin
1715-1730
Construction des écuries
1790
Sauvetage in extremis
1806
Haras impérial
1840
Fondation de l’École des Haras
2014
Jeux équestres mondiaux
2021
Dissolution de l’EPA
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Voir commune de : Pin-au-Haras (Le)

Personnages clés

François Gédéon de Garsault - Inspecteur des haras Choisit le site du Pin en 1714.
Pierre Le Mousseux - Architecte du Roi Dirigea les travaux (1716-1724).
Robert de Cotte - Premier architecte du Roi Auteur des plans initiaux.
Napoléon Ier - Empereur Rétablit les haras en 1806.
Gabriel de Bonneval - Directeur du haras Spécialisa les chevaux de course (XIXe).
Furioso - Étalon pur-sang Père de champions olympiques (1946-1967).

Origine et histoire

Le Haras national du Pin, fondé en 1715 sous Louis XV, est le plus ancien haras national français. Son site fut choisi par François Gédéon de Garsault pour ses pâturages et son approvisionnement en eau, sur un domaine royal acquis à Louis de Béchameil de Nointel. Les écuries, inspirées de celles de Versailles, furent construites entre 1715 et 1730 par Pierre Le Mousseux d’après les plans de Robert de Cotte, premier architecte du Roi. Le haras échappa de peu à la destruction en 1790 grâce à l’Assemblée nationale, qui y installa un dépôt d’étalons royaux.

Sous Napoléon Ier, le haras devint un centre majeur de reproduction équine, abritant près de 70 reproducteurs en 1810. Au XIXe siècle, sous la direction de Gabriel de Bonneval puis Éphrem Houël, il joua un rôle clé dans l’amélioration des races, introduisant du pur-sang anglais et créant le trotteur français. L’École des Haras, fondée en 1840, forma les officiers des haras, tandis qu’un hippodrome fut aménagé pour des compétitions et des présentations, attirant des figures comme le vicomte d’Aure.

Le domaine, classé aux monuments historiques, s’étend sur 1 000 hectares répartis sur cinq communes (Le Pin-au-Haras, La Cochère, Exmes, Ginai, Silly-en-Gouffern). Ses bâtiments, organisés en fer à cheval autour d’une cour d’honneur, mêlent briques rouges et calcaire gris, avec des jardins à la française et des terrasses offrant une vue sur le parc du Hautbois. Le haras abrite aussi des collections de voitures hippomobiles, une sellerie d’honneur, et la tombe de Furioso, étalon légendaire père de champions olympiques.

Au XXIe siècle, le haras a diversifié ses activités : tourisme (visites guidées, « Jeudis du Pin »), compétitions internationales (Championnat d’Europe d’attelage en 1979, Jeux équestres mondiaux en 2014), et formation via l’École supérieure du cheval et de l’équitation. Depuis 2017, il accueille un centre de valorisation des équidés normands, formant des chevaux de trait et des ânes pour des usages territoriaux ou agricoles. Malgré des menaces de dissolution en 2021, ses biens furent transférés au département de l’Orne.

L’architecture du haras, préservée dans son intégralité depuis le XVIIIe siècle, inclut un château à trois corps de logis, des écuries symétriques, un manège princier, et une chapelle Saint-Louis (1718). Les aménagements du XIXe siècle, comme l’hippodrome ou les tribunes, témoignent de son adaptation aux évolutions des pratiques équestres. Classé Monument Historique en 1949, le site allie patrimoine bâti, paysages et mémoire vivante de l’élevage français.

Liens externes