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Porte de ville de Hastingues dans les Landes

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Patrimoine urbain
Porte-de-ville
Landes

Porte de ville de Hastingues

    Rue Principale
    40300 Hastingues
Propriété privée
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Porte de ville de Hastingues
Crédit photo : Jibi44 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
21 février 1289
Fondation de la bastide
1303
Début des fortifications
1307-1310
Construction de la porte
1571
Destruction partielle
1615
Incendie de la porte
13 juin 1941
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte de ville : inscription par arrêté du 13 juin 1941

Personnages clés

Édouard Ier d'Angleterre - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Co-fondateur de la bastide en 1289.
John Hastings - Sénéchal de Gascogne Donne son nom à la bastide.
Édouard II d'Angleterre - Roi d'Angleterre Renouvelle le péage en 1310.
Duc de La Force - Noble militaire Incendie la porte en 1615.

Origine et histoire

La porte de ville de Hastingues est un élément clé des fortifications de cette bastide fondée le 21 février 1289 par contrat de paréage entre Édouard Ier d'Angleterre, duc d'Aquitaine, et les moines de l'abbaye d'Arthous. Son nom provient de John Hastings, sénéchal de Gascogne. Située aux confins des Landes et du Labourd, la ville est édifiée sur un éperon dominant la vallée des Gaves. La construction de la porte, débutée entre 1307 et 1310, vise à sécuriser l'artère principale du bourg.

La porte, de forme rectangulaire, combine pierre calcaire appareillée en bas et moellons en partie supérieure. Son passage voûté en arc brisé intègre une feuillure pour une herse, tandis que des meurtrières percent le mur externe. Le financement provient des péages sur les marchandises transitant par les Gaves. En 1310, les travaux inachevés poussent les habitants à solliciter Édouard II pour prolonger ce péage et terminer l'enceinte en pierre, incluant un pont sur l'Esté.

Au XIVe siècle, la porte sert aussi de tour de guet, comme en témoignent deux archères au sud et une fenêtre au nord. Une salle rectangulaire de 7,5 m sur 6 m au premier étage abrite une prison au XIXe siècle. Les corbeaux en sommet indiquent un ancien crénelage, et les gonds de la porte sont toujours visibles. La couverture en tuiles canal et les traces de herse complètent cet édifice défensif.

La porte est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 13 juin 1941. Son historique révèle des destructions partielles : en 1571 par les Protestants, puis un incendie en 1615 par le duc de La Force. En 1640, on mentionne encore deux portes, dont celle du nord, démolie en 1792. Aujourd’hui, la porte sud, inchangée depuis 2002, reste le dernier vestige majeur des remparts.

Les remparts initiaux, prévus dès 1289, combinent murs de pierre et terre. Un fossé subsiste au nord-ouest sur 50 mètres. La porte, encadrée par des remparts de terre, illustre l’évolution des fortifications de cette bastide anglaise en Aquitaine, marquée par des conflits religieux et des reconstructions jusqu’au XVIIe siècle.

Liens externes