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Maison Billaud à Fontenay-le-Comte en Vendée

Patrimoine classé
Maison classée MH

Maison Billaud à Fontenay-le-Comte

    4 Rue de la Harpe
    85200 Fontenay-le-Comte
Propriété de la commune
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
milieu du XVIe siècle
Construction du premier logis
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction du second logis
1678 et 1736
Visites détaillées
1742
Rénovation de la façade
1940
Réunification de la propriété
21 février 1983
Classement et inscription
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades sur la cour centrale avec les terrasses ; l'escalier et le couloir avec sa voûte à caissons ; la grande salle voûtée à rez-de-chaussée (cad. BE 77) : classement par arrêté du 21 février 1983 ; Les façades et les toitures sur rue (cad. BE 77) : inscription par arrêté du 21 février 1983

Personnages clés

Catherine Regnaud - Commanditaire présumée Donatrice du premier logis aux Garipault.
Bernard Garipault - Propriétaire et bâtisseur Initiateur probable du second logis, mort en 1587.
Jeanne de Saint-Martin - Veuve de Bernard Garipault Remariée à Jean Thomas, impliquée dans les travaux.
François Billaud - Chef protestant Membre d’une famille calviniste influente (lien non prouvé).
Émile Boutin - Architecte Auteur d’un projet de restauration non réalisé en 1939.

Origine et histoire

La maison Billaud est un hôtel particulier situé à Fontenay-le-Comte, dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire. Construite au XVIe siècle, elle se compose de deux logis distincts séparés par une cour centrale, avec une seconde cour donnant sur la rue de la Harpe. Les façades avant, en pierre de taille, contrastent avec les façades arrière en moellon, tandis que les toitures sont couvertes de tuiles. Cet édifice illustre l’architecture civile de la Renaissance en Bas-Poitou, avec des éléments stylistiques caractéristiques de cette période, comme les tourelles en encorbellement et les voûtes en berceau.

La maison appartenait à l’origine à la famille Garipault, l’une des familles calvinistes influentes de Fontenay-le-Comte. Catherine Regnaud, commanditaire présumée du premier logis, en fit don à ses neveux, les Garipault. Le second logis fut probablement édifié à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe, sous l’impulsion de Bernard Garipault ou de sa veuve, Jeanne de Saint-Martin. Les sources notariales mentionnent des visites détaillées en 1678 et 1736, révélant une façade originelle ornée d’une boutique au rez-de-chaussée, de croisées aux étages et de tourelles. En 1742, la façade sur rue fut refaite, marquant une transformation majeure de l’édifice.

Sous l’Ancien Régime, la demeure était connue sous les noms pittoresques de la Courpe, l’Artichaut ou la Pomme de Pin, et relevait du fief de Guinefolle. Au XVIIIe siècle, la propriété fut divisée avant d’être reconstituée vers 1940 par la ville de Fontenay-le-Comte, qui acquit le second logis pour le réunir au premier. En 1939, un projet de restauration ambitieux, incluant la destruction de la façade sur rue pour créer une cour, fut proposé par l’architecte Émile Boutin, mais jamais réalisé. Depuis 1983, la maison Billaud est protégée au titre des monuments historiques, avec des éléments classés (façades sur cour, escalier, salle voûtée) et inscrits (façades et toitures sur rue).

Bien que souvent associée au nom Billaud, cette appellation ne repose sur aucun fondement historique. Les archives révèlent plutôt des propriétaires comme les Garipault, famille protestante notable, dont François fut un chef du protestantisme en Bas-Poitou. Les transformations architecturales, comme l’ajout de galeries de liaison ou la modification des espaces voûtés, reflètent les évolutions des modes de vie et des besoins résidentiels entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la maison Billaud témoigne de ce patrimoine civil et religieux, marqué par les tensions confessionnelles de la Renaissance et les adaptations successives de l’espace urbain.

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