Construction possible du haut-fourneau XVIe siècle (hypothèse) (≈ 1650)
Non confirmé par les sources écrites.
1er quart XVIIe siècle
Construction ou mention écrite
Construction ou mention écrite 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Période attestée par un texte historique.
14 mars 1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 mars 1991 (≈ 1991)
Protection officielle des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Haut-fourneau (cad. AN 48) : classement par arrêté du 14 mars 1991
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié.
Origine et histoire
Le haut-fourneau de Haybes, situé dans la commune du même nom en région Grand Est, est un vestige industriel daté du premier quart du XVIIe siècle. Ce monument, classé aux Monuments Historiques en 1991, conserve deux faces de son gueulard en moellons de schiste, dont les parois intérieures présentent une vitrification due aux hautes températures de fusion. Ces vestiges, partiellement enterrés pour des raisons de sécurité, se trouvent dans le bois d'Hérée (ou Moraypré), en pleine forêt, et appartiennent aujourd’hui à la Caisse des Dépôts et Consignations.
Les éléments architecturaux encore visibles, bien que limités, permettent d’imaginer l’ampleur de cette ancienne usine métallurgique. La présence du site est attestée par un texte du XVIIe siècle, bien que sa construction puisse remonter au XVIe siècle. Les soubassements, partiellement ensevelis, et la masse imposante des structures restantes (plusieurs mètres de hauteur) soulignent son importance historique dans le paysage industriel local. L’absence d’autres sources écrites rend difficile la reconstitution précise de son fonctionnement ou de sa production.
Le site de Moraypré, isolé en forêt, illustre l’implantation stratégique des haut-fourneaux près des ressources naturelles (bois pour le charbon, minerai de fer). Ces installations, souvent éloignées des centres urbains, jouaient un rôle clé dans l’économie rurale de l’époque, fournissant du fer brut pour les forges locales. Leur déclin, souvent lié à l’épuisement des ressources ou à l’évolution des techniques, a laissé des traces archéologiques rares, comme celles conservées à Haybes. Ces vestiges offrent un témoignage matériel des débuts de la métallurgie moderne en France, avant la révolution industrielle.