Construction de l’hôpital 1768-1770 (≈ 1769)
Remplacement de l’abbaye par un hôpital néoclassique.
2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2009 (≈ 2009)
Protection intégrale du site et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôpital en totalité, y compris le portail d'entrée, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, la pharmacie avec ses vitrines, son poêle et sa fontaine et la chambre à alcôve avec sa cheminée (cad. AB 564) : inscription par arrêté du 23 décembre 2009
Personnages clés
Bergeon du Buisson - Architecte
Concepteur de l’hôpital des Charitains.
Pierre Carriol - Entrepreneur
Responsable des travaux de construction.
Origine et histoire
L’hôpital des Charitains est un ancien établissement hospitalier situé à Ébreuil, dans le département de l’Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Construit entre 1768 et 1770, il remplace une abbaye médiévale en déclin, dont les bâtiments conventuels ont servi de fondations. L’édifice, de style néoclassique, se compose d’un long corps principal au sud, flanqué de deux ailes basses encadrant une cour intérieure. Cette dernière occupe l’emplacement de l’ancien cloître démoli, fermé au nord par l’église abbatiale et un portail monumental à fronton, orné d’une grille en ferronnerie.
À l’intérieur, l’organisation spatiale reflète les usages hospitaliers de l’époque : le rez-de-chaussée abrite des couloirs desservant des espaces communs, tandis que l’étage accueille des chambres individuelles. L’ensemble, incluant le portail, l’escalier en fer forgé, la pharmacie historique et une chambre à alcôve, a été inscrit aux monuments historiques en 2009. L’architecture, caractéristique des hôpitaux du XVIIIe siècle, allie fonctionnalité et esthétique néoclassique, témoignant de la transition entre usage religieux et médical.
L’hôpital a été conçu par Bergeon du Buisson (architecte) et réalisé par l’entrepreneur Pierre Carriol. Il s’inscrit dans un contexte de réorganisation des structures caritatives post-médiévales, où les ordres religieux comme les Charitains prenaient en charge les soins aux populations locales. Aujourd’hui, le site reste propriété d’un établissement public, bien que son usage actuel (visites, location) ne soit pas précisé dans les sources disponibles.