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Hôpital à Loches en Indre-et-Loire

Hôpital

    1 Rue du Docteur Paul Martinais
    37600 Loches
Propriété de la commune
Crédit photo : Arcyon37 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1462
Premier hôtel-Dieu mentionné
1619
Refondation par Suzanne Dubois
1629
Relance par Pasquier Bouray
1632
Construction de la chapelle
1698
Agrandissement sous Louis XIV
1700 (environ)
30 lits avant la Révolution
1975
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures des bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles ; la chapelle et l'ancien choeur des religieuses (cad. AS 60) : inscription par arrêté du 7 novembre 1975

Personnages clés

Suzanne Dubois - Religieuse fondatrice Refonde l’hôpital en 1619, issue de Senlis.
Pasquier Bouray - Vicaire de Saint-Ours Relance l’hôpital en 1629 avec les augustines.
Duc d’Épernon - Mécène de la chapelle Finance sa construction en 1632.
Louis XIV - Roi de France Ordone l’agrandissement en 1698.

Origine et histoire

L’hôpital de Loches, aussi appelé centre hospitalier Paul-Martinais, trouve ses origines dans un hôtel-Dieu attesté dès 1462 mais abandonné au début du XVIIe siècle. Une carte de 1575 suggère qu’il était situé à l’emplacement actuel. L’établissement est refondé en 1619 par Suzanne Dubois, une religieuse issue de l’hôtel-Dieu de Senlis, dans un bâtiment proche du couvent des Cordeliers. À sa mort en 1626, l’hôpital cesse de fonctionner avant d’être relancé en 1629 par Pasquier Bouray, vicaire de Saint-Ours, qui y installe une communauté d’augustines hospitalières.

En 1632, le duc d’Épernon finance la construction d’une chapelle dédiée à saint Charles Borromée, en réparation d’une agression commise contre l’archevêque de Bordeaux. Sous Louis XIV, l’hôpital est agrandi en 1698 dans le cadre d’une réorganisation nationale des établissements hospitaliers. Avant la Révolution, il compte 30 lits. Pendant la période révolutionnaire, bien que menacé par le départ forcé des religieuses, il est maintenu en activité en raison des besoins liés à la Guerre de Vendée. Des extensions supplémentaires sont réalisées au XIXe siècle.

Au XXIe siècle, les remaniements successifs ont préservé la chapelle du XVIIe siècle, des bâtiments du XVIIIe siècle, ainsi que des éléments mobiliers protégés comme des tableaux, un retable et une statue du Christ. Les façades et toitures des XVIIe et XVIIIe siècles, la chapelle et l’ancien chœur des religieuses sont inscrits aux monuments historiques depuis 1975. L’architecture, en tuffeau, suit un plan en « H », avec une nef voûtée en berceau pour la chapelle.

L’hôpital abrite plusieurs œuvres d’art, dont trois tableaux classés (saint Jean Chrysostome, saint François de Sales) et une horloge. Un tableau représentant l’Assomption, volé en 2004, manquait à l’inventaire. D’autres toiles, initialement dans la chapelle, ont été transférées à l’église Saint-Antoine après la Révolution. Ces éléments illustrent le rôle à la fois religieux, médical et patrimonial de l’établissement à travers les siècles.

Liens externes