Hôpital militaire et bourgeois d'Haguenau dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine militaire Hôpital militaire

Hôpital militaire et bourgeois d'Haguenau

  • 24 Rue André Traband
  • 67500 Haguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
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Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Crédit photo : Gerd Eichmann - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783-1788
Construction initiale
1788
Fermeture militaire
1812
Dépôt de mendicité
1815-1818
Caserne militaire
1822
Maison centrale
1960
Fermeture officielle
1964
Centre pénitentiaire
1986
Fermeture définitive
1990
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AC 7) : inscription par arrêté du 6 mars 1990

Personnages clés

Charpentier Directeur des Ponts et Chaussées, auteur des plans de l'hôpital.
Marie Lefebvre Personne incarcérée dans la maison centrale pour femmes.
Violette Nozière Personne incarcérée dans la maison centrale pour femmes.
Pauline Dubuisson Personne incarcérée dans la maison centrale pour femmes.
Lucien Léger Personne incarcérée dans la maison centrale pour femmes.

Origine et histoire de l'hôpital militaire et bourgeois

L'ancien hôpital militaire et bourgeois se situe 24, rue André-Traband à Haguenau (Bas-Rhin). Construit entre 1783 et 1788 à l'initiative de l'intendant d'Alsace sur des plans de Charpentier, directeur des Ponts et Chaussées, il était destiné aux militaires de la province et aux bourgeois de la ville. Une ordonnance royale de 1788 supprima les hôpitaux militaires régionaux ; malgré cela, le bâtiment continua d'accueillir ponctuellement des soldats blessés pendant la Révolution et l'Empire, mais perdit sa fonction principale d'hôpital. Il servit ensuite de dépôt de mendicité en 1812, puis de caserne entre 1815 et 1818. En 1822, les locaux furent attribués au ministère de la Justice et transformés en maison centrale pour femmes. Parmi les personnes incarcérées figurent Marie Lefebvre (1926-1934), Violette Nozière (1935-1940), Pauline Dubuisson (1953-1959) et Lucien Léger. La population carcérale semble avoir été transférée à la maison centrale de Rennes à la fin de 1959 ; l'établissement fut officiellement fermé par décret le 24 août 1960. Converti par la suite pour accueillir des détenus atteints de troubles psychiatriques, il devint le Centre pénitentiaire de réadaptation, ouvert officiellement le 21 avril 1964, et resta en activité jusqu'à sa fermeture définitive en 1986. Désaffecté, le site fut partiellement démoli avant d'être réoccupé : l'IUT de Haguenau s'y installe en 1996, suivi de la médiathèque municipale. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1990. Certains ateliers du deuxième quart du XIXe siècle ainsi que la buanderie et la boulangerie, datées de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle, ont été détruits ces dernières années. Le plan reflète une volonté de fonctionnalité et de régularité ; l'architecture, de style Louis XVI, présente des éléments néo‑classiques tels que triglyphes, guirlandes et pommes de pin concentrés sur le portail central. Les constructions sont en grès, briques et pierres avec remplissage en briques ; la toiture, à longs pans et en croupe, est couverte d'ardoises et de tuiles. L'édifice comprend un sous-sol, trois étages carrés et un couvrement en voûte d'arêtes. Une grande partie du film Prisons de femmes (1958) se déroule à la maison centrale de Haguenau.

Liens externes