Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Hôpital Sainte-Reine à Alise-Sainte-Reine en Côte-d'or

Hôpital Sainte-Reine

    10 Rue de l'Église
    21150 Alise-Sainte-Reine
Propriété de la commune
Crédit photo : Claire Jachymiak - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1659
Fondation de l’hôpital
1659-1663
Construction aile droite et chapelle
1664
Hôpital Saint-Louis
1686
Adduction d’eau
1770-1771
Loges pour aliénés
1784-1785
Dernière salle pour femmes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures des bâtiments anciens (à l'exclusion de l'aile Saint-Joseph) , du bâtiment des bains et de la grange (cad. AD 285, 290, 291, 293) : inscription par arrêté du 20 août 1976 ; Chapelle, pharmacie, sacristie (cad. AD 291) : classement par arrêté du 20 août 1976

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Signa les lettres patentes en 1659.
Anne d’Alençon - Prêtre et fondateur Parmi les *premiers autheurs* de l’hôpital.
Saint Vincent de Paul - Soutien spirituel Impliqué dans la fondation.
Jean Lestre - Maître maçon Responsable des premiers travaux.
Jean Oudet - Maçon Acheva la chapelle (1695-1697).
Pierre Blondel, Jean Desnoyers, Jean Arnoullet - Bourgeois parisiens fondateurs Donateurs et signataires du plan.

Origine et histoire

L’hôpital Sainte-Reine fut fondé en 1659 à Alise-Sainte-Reine pour accueillir les pèlerins malades et épuisés attirés par la source miraculeuse de sainte Reine. Soutenu par saint Vincent de Paul, l’évêque d’Autun et la Compagnie du Saint-Sacrement, il fut construit grâce à des donateurs parisiens et bourguignons, dont Anne d’Alençon et trois bourgeois. Les lettres patentes furent signées par Louis XIV le 23 mars 1659, et les travaux, confiés au maçon Jean Lestre, débutèrent dès juin. Le plan initial en forme de H, avec une chapelle à abside circulaire, ne fut que partiellement réalisé : seule l’aile droite, la chapelle et deux salles de malades (Sainte-Anne pour les femmes, Saint-Jean pour les hommes) furent édifiées entre 1659 et 1663.

La chapelle, bénie en 1663 avec un chœur voûté d’ogives, fut achevée entre 1695 et 1697 par le maçon Jean Oudet, qui ajoutait des voûtes d’arêtes à la nef et au transept. L’hôpital accueillait initialement des laïques soignants, remplacés en 1666 par cinq sœurs de la congrégation des Filles de la Charité. En 1664, un bâtiment dit hôpital Saint-Louis fut construit pour les pèlerins souffrant de maladies cutanées, soignés par des bains aux eaux de Sainte-Reine. Les femmes étaient traitées au rez-de-chaussée, les hommes à l’étage. En 1683-1684, un logis fut bâti pour les sœurs hospitalières, mal logées jusqu’alors, tandis que des dépendances et un système d’adduction d’eau (fontaine des Dartreux, autorisée par Louis XIV en 1686) étaient aménagés.

Au XVIIIe siècle, l’hôpital évolua pour répondre à de nouveaux besoins : en 1706, une salle pour femmes malades fut ajoutée près de celle des hommes ; en 1716, un escalier extérieur remplaça celui intérieur de la salle des femmes. En 1765, le logis des hospitalières fut agrandi, et l’apothicairerie, initialement mobile, fut installée dans l’ancien dortoir des sœurs, doté de boiseries en 1768. Entre 1770 et 1771, l’hôpital aménagea des loges pour les fous et mauvais sujets dans l’hôpital Saint-Louis, avant de les fermer en 1777. En 1775, un deuxième bâtiment de bains, réservé à une clientèle aisée, fut construit près du lavoir. La dernière salle pour femmes, bâtie en 1784-1785, communiquait avec celle du XVIIe siècle. L’ensemble, partiellement démoli dans les années 1970, conserve aujourd’hui sa chapelle classée, sa pharmacie et des façades anciennes protégées.

Liens externes