Création de la charge de princier IVe siècle (≈ 450)
Fondation du rôle ecclésiastique lié
1385
Suppression de la charge de princier
Suppression de la charge de princier 1385 (≈ 1385)
Décision papale après décès du titulaire
1525
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance 1525 (≈ 1525)
Travaux menés par les frères de Musson
3 février 1921
Classement monument historique
Classement monument historique 3 février 1921 (≈ 1921)
Protection officielle après la guerre
1926
Rachat par la ville de Verdun
Rachat par la ville de Verdun 1926 (≈ 1926)
Début de la restauration post-guerre
1932
Ouverture du musée de la Princerie
Ouverture du musée de la Princerie 1932 (≈ 1932)
Installation des collections historiques
1er février 2003
Label Musée de France
Label Musée de France 1er février 2003 (≈ 2003)
Reconnaissance de la qualité muséale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Princerie : classement par décret du 3 février 1921
Personnages clés
Jacques de Musson - Chanoine de la cathédrale
Commanditaire de la reconstruction en 1525
François de Musson - Chanoine de la cathédrale
Frère de Jacques, co-commanditaire
Félix Liénard - Conservateur du musée (1853–1894)
Érudit et historien local
Origine et histoire
L’Hôtel de la Princerie, situé à Verdun dans le département de la Meuse, était à l’origine la résidence du princier (ou primicier), premier archidiacre de la cathédrale Notre-Dame et plus haut dignitaire du diocèse après l’évêque. Cette charge, créée au IVe siècle, fut supprimée en 1385 par le pape après la mort de son dernier titulaire, mais le bâtiment conserva son nom. Le rôle du princier, devenu trop influent aux yeux du chapitre, marqua durablement l’histoire religieuse locale, bien que la fonction disparût avant la reconstruction de l’hôtel.
En 1525, les frères Jacques et François de Musson, riches chanoines de la cathédrale, entreprirent une reconstruction complète de l’hôtel dans le style Renaissance. Ce chantier marqua un tournant architectural, intégrant des éléments comme une cour intérieure, un jardin, et une galerie à deux niveaux inspirée des cloîtres. Un petit oratoire gothique, destiné aux prières, rappela la vocation religieuse des commanditaires. L’hôtel devint ainsi un symbole du mélange entre pouvoir ecclésiastique et raffinement artistique de l’époque.
Gravement endommagé lors de la Première Guerre mondiale par des bombardements allemands, l’hôtel fut racheté en 1926 par la ville de Verdun. Après une campagne de restauration, il accueillit en 1932 le musée de la Princerie, dédié à l’art et à l’histoire locale, depuis la Préhistoire jusqu’au XXe siècle. Classé monument historique le 3 février 1921, il incarne aujourd’hui la résilience du patrimoine verdunois et lorrain.
Le musée abrite des collections variées : sculptures médiévales (dont un peigne liturgique en ivoire du XIIe siècle), artefacts gallo-romains, mobilier lorrain, et œuvres liées à l’histoire militaire de Verdun, notamment la guerre franco-prussienne de 1870. La cour intérieure expose des pierres tombales gallo-romaines et des taques de cheminées des XVIe–XIXe siècles, tandis que le jardin présente des sarcophages mérovingiens. Depuis 2003, le musée bénéficie du label Musée de France, garantissant la conservation et la valorisation de ses collections.
L’architecture de l’hôtel, située 16 rue de la Belle-Vierge, mêle héritage religieux et élégance Renaissance. La rue tire son nom d’une statuette de la Vierge autrefois placée au-dessus de l’entrée. Le bâtiment, avec son cloître et son oratoire, illustre l’influence durable de l’Église sur l’urbanisme verdunois, tout en témoignant des destructions et reconstructions liées aux conflits du XXe siècle.
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Devenir actuel
L'hôtel est gravement endommagé par des bombardements allemands au cours de la Première Guerre mondiale. En 1926, il est acheté par la ville de Verdun qui le restaure et y installe le musée de la Princerie en 1932.
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