Frise chronologique
1838-1839
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1838-1839 (≈ 1839)
Commandé par le comte James-Alexandre de Pourtalès.
1855
Décès du comte de Pourtalès
Décès du comte de Pourtalès
1855 (≈ 1855)
Transmission à son fils Edmond.
1865
Vente des collections
Vente des collections
1865 (≈ 1865)
Dispersion publique selon ses volontés.
1865-1870
Modifications architecturales
Modifications architecturales
1865-1870 (≈ 1868)
Ajout d’un étage par Destailleur.
1927
Première protection
Première protection
1927 (≈ 1927)
Inscription de la façade.
2002
Classement intégral
Classement intégral
2002 (≈ 2002)
Protection totale de l’immeuble.
2006-2008
Restauration
Restauration
2006-2008 (≈ 2007)
Dirigée par Anthony Béchu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| James-Alexandre de Pourtalès - Comte, commanditaire |
Fait construire l’hôtel en 1838-1839. |
| Félix Duban - Architecte |
Conçoit l’hôtel et son décor intérieur. |
| Edmond de Pourtalès-Gorgier - Comte, héritier |
Modifie l’hôtel entre 1865 et 1870. |
| Hippolyte Destailleur - Architecte |
Transforme l’hôtel en 1865-1870. |
| Anthony Béchu - Architecte |
Dirige la restauration (2006-2008). |
| Comtesse de Pourtalès (née Bussière) - Mondaine, salonnière |
Figure du Second Empire et Troisième République. |
Origine et histoire
L’hôtel de Pourtalès est un hôtel particulier parisien commandé en 1838-1839 par le comte James-Alexandre de Pourtalès (1776-1855) à l’architecte Félix Duban, après la mort de son épouse. Inspiré de la Renaissance italienne, il mêle rigueur classique et raffinement, avec une façade à bossages, des arcades et un escalier monumental. Duban conçoit l’édifice comme un écrin pour la collection d’art du comte, incluant peintures, marbres et objets antiques, répartis dans des salles dédiées (galerie zénithale, chapelle gothique, salle des Étrusques).
Le décor intérieur, également signé Duban, reflète le style Charles X, tandis que l’inventaire de 1850 révèle un ameublement somptueux. À la mort du comte en 1855, son fils Edmond hérite de l’hôtel et modifie la structure entre 1865 et 1870 sous la direction d’Hippolyte Destailleur : la galerie de peintures devient une salle à manger, et un étage est ajouté. La comtesse de Pourtalès, figure mondaine proche de l’impératrice Eugénie, y tient un salon réputé, fréquenté par des artistes comme Carolus-Duran ou Winterhalter.
Classé partiellement en 1927 puis intégralement en 2002, l’hôtel est restauré entre 2006 et 2008 par Anthony Béchu. Aujourd’hui surnommé le « No Address », il abrite neuf appartements de luxe (95 à 350 m2) avec services hôteliers, attirant des célébrités comme Leonardo DiCaprio ou Kim Kardashian. L’aggression de cette dernière en 2016 y a marqué les esprits. Géré par la société No Address France, il perpétue son prestige d’antan.
L’architecture de l’hôtel, souvent comparée à un palazzo toscan idéalisé, illustre la mode néo-Renaissance du XIXe siècle. Félix Duban y évite l’excès décoratif pour privilégier l’élégance sobre, servant d’écrin à une collection de 3 500 pièces (tableaux de Delaroche, Ingres, paysages suisses, bronzes antiques). Théophile Gautier le qualifie d’« objet d’art ». La dispersion des collections en 1865, selon les volontés du comte, marque la fin de son usage muséal.
Situé au 7 rue Tronchet, à proximité de l’église de la Madeleine, l’hôtel est desservi par les stations de métro Havre-Caumartin et Madeleine. Son quartier, alors en vogue sous la Monarchie de Juillet, symbolise le luxe et l’influence des élites financières et artistiques du Second Empire. La comtesse de Pourtalès, muse de peintres comme Hébert ou Jalabert, incarne ce milieu fastueux, entre salons littéraires et réceptions mondaines.
Devenir actuel
Aussi appelé le « No Address », cet immeuble est régulièrement loué par des célébrités, dont la famille Kardashian, habituée de ce lieu.... Il a aussi accueilli des stars comme Leonardo DiCaprio, Madonna ou encore Prince.