Construction initiale Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Période estimée par l’architecture et le décor
1897
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1897 (≈ 1897)
Arrêté du 6 mars 1897
1880-2020
Usage comme hôtel de ville
Usage comme hôtel de ville 1880-2020 (≈ 1950)
Siège municipal pendant 140 ans
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel de Ville (ancien) : classement par arrêté du 6 mars 1897
Personnages clés
Paul Foulquier-Lavergne - Historien local
Attribue la construction au prévôt
Origine et histoire
L’Hôtel de ville de Saint-Sernin-sur-Rance, aussi appelé Hôtel Chiffre, est une maison Renaissance marquée par une façade richement sculptée. Ses encorbellements de pierre, croisillons aux fenêtres et motifs végétaux/animaux reflètent l’art de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Le bâtiment, partiellement reconstitué (comme le pan de bois du 3e étage), conserve des vestiges d’un ancien passage vers la collégiale, couvert à l’origine par une structure en bois. Son décor, incluant des tiges de chêne et glands, pourrait évoquer les armes d’un prévôt local, selon l’historien Paul Foulquier-Lavergne.
Bâti sur les ruines d’un sanctuaire romain, l’édifice fut détruit par un incendie puis reconstruit cinq ans plus tard. Il servit successivement d’annexe municipale, d’Hôpital des Grands Brûlés pendant la Seconde Guerre mondiale, et fut abandonné une décennie avant d’être racheté symboliquement (pour un franc) par la municipalité. Depuis 1880, il abritait la mairie jusqu’en 2020, tout en hébergeant aujourd’hui un mémorial des blessés de guerre dans son aile ouest. Son statut juridique, à la fois concession et administration, a alimenté des tensions entre la mairie et le Tribunal Administratif.
Classé Monument Historique dès 1897, l’Hôtel de ville illustre les transformations d’un patrimoine médiéval en bâtiment public. Ses élévations postérieures, en moellons, contrastent avec la façade ouvragée sur rue, tandis que des photographies anciennes attestent des modifications architecturales (comme les encorbellements ajoutés lors de restaurations). Le quart de rond de l’angle nord et un arc conservés rappellent une structure disparue, liée à l’ancienne collégiale voisine. Son histoire reflète aussi les enjeux de préservation et les usages adaptatifs des monuments ruraux en Occitanie.
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