Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Hôtel de ville

Hôtel de ville

    8 Rue Hyppolite Piot
    97410 Saint-Pierre
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Crédit photo : Thierry Caro - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1751-1764 (ou 1773)
Construction de l'entrepôt
1825
Transformation en hôtel de ville
1828
Cession royale à la commune
août 1912
Saccage lors d'élections
13 décembre 1982
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. DV 85) : classement par arrêté du 13 décembre 1982

Personnages clés

Louis Henri De Saulses de Freycinet - Gouverneur de La Réunion Autorisa l'installation de la mairie en 1825.
Gouverneur Garbit - Gouverneur en 1912 Dissout le Conseil municipal après des émeutes.
Bernard Leveneur - Historien Analysa le style architectural du bâtiment.

Origine et histoire

L’hôtel de ville de Saint-Pierre, situé sur l’île de La Réunion, trouve ses origines dans un entrepôt en bois construit entre 1751 et 1764 (ou 1773 selon une plaque commémorative) pour la Compagnie des Indes. À l’époque, La Réunion, alors nommée Bourbon, servait de colonie stratégique pour le commerce maritime. Le bâtiment, implanté près de la rivière d’Abord, facilitait les opérations de manutention entre la côte et les navires ancrés au large. Son architecture utilitaire, sans décor superflu, reflétait les besoins logistiques de l’époque coloniale.

En 1825, sous l’autorisation du gouverneur Louis Henri De Saulses de Freycinet, l’édifice devient l’hôtel de ville de Saint-Pierre après que le roi eut cédé l’ancien magasin du Roi à la commune en 1828. Reconstruit avec des murs en moellons et briques, il adopte un style néoclassique sobre : fronton toscan, campanile, et toiture en bardeaux de tamarin. Ces modifications marquent sa transformation en symbole du pouvoir municipal, tout en conservant des traits architecturaux typiques du XVIIIe siècle réunionnais.

Classé Monument historique en 1982 pour ses façades et toitures, l’hôtel de ville incarne aujourd’hui un patrimoine mêlant histoire coloniale et vie civique. Son plan massé, sa volumétrie sobre et l’absence de décors inutiles illustrent une architecture publique tournée vers la fonctionnalité, caractéristique des premiers édifices bourbonnais. En 1912, il fut le théâtre de troubles politiques lors d’élections au Conseil général, entraînant son saccage et la dissolution du Conseil municipal par le gouverneur Garbit.

Le bâtiment, d’une longueur de 40 mètres, combine moellons réguliers et enduit à la chaux, avec une toiture à quatre pans recouverte de bardeaux locaux. Son ressaut central et ses ailes discrètes rappellent les influences architecturales françaises du XVIIIe siècle, adaptées au contexte insulaire. Selon l’historien Bernard Leveneur, sa conception privilégie l’utilité sur l’ornement, reflétant les priorités pragmatiques de l’administration coloniale.

Liens externes

Etablissements à proximité