Construction du bâtiment 1927-1930 (≈ 1929)
Utilisation innovante du béton armé.
19 août 1953
Classement monument historique
Classement monument historique 19 août 1953 (≈ 1953)
Façades et toitures anciennes protégées.
Fin des années 1980
Restauration de la rotonde
Restauration de la rotonde Fin des années 1980 (≈ 1980)
Toit en tuiles de verre rénové.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (parties anciennes exclusivement) sur place et sur rues : classement par arrêté du 19 août 1953
Personnages clés
François Le Cœur - Architecte principal
Concepteur du bâtiment en béton armé.
Roger Henry - Maître d’œuvre associé
Collaborateur mentionné dans les sources.
Origine et histoire
L’Hôtel des Postes de Reims, situé au 6-8-10 place Royale et 2-4 rue Cérès, est un bâtiment emblématique de la reconstruction d’après-guerre. Construit entre 1927 et 1930 par l’architecte François Le Cœur, il utilise le béton armé, matériau innovant pour l’époque, mis en valeur par un traitement sobre et un bouchardage révélant les graviers. La façade sur la rue Cérès adopte un style Art déco, tandis que celle donnant sur la place Royale s’intègre au style néo-classique du XVIIIe siècle. Les parties anciennes des façades et toitures sont classées monuments historiques depuis 1953.
La rotonde intérieure, d’un diamètre de 17,5 mètres, est surmontée d’un toit en tuiles de verre restauré à la fin des années 1980. Ses panneaux décoratifs célèbrent des lieux et événements liés à Reims, comme le sacre des rois, le baptême de Clovis, ou la basilique Saint-Remi. Ces éléments artistiques soulignent le rôle culturel et historique de la ville, tout en illustrant l’alliance entre modernité technique (béton, verre) et références classiques (corniches, frises).
L’édifice anticipe l’évolution vers un néo-classicisme moderne, comme le développera plus tard Auguste Perret. Sa structure rationaliste, combinée à des éléments traditionnels (bandeaux, soubassements), en fait un exemple unique de transition architecturale. La destruction partielle de Reims pendant la Première Guerre mondiale a motivé cette reconstruction, où le fonctionnalisme répondait aussi à un besoin de symboles de renouveau pour la population locale.
Les façades classées incluent des fenêtres en hauteur bordant une frise d’entrelacs, tandis que l’intérieur conserve des peintures Art déco. L’adresse exacte, 6-8-10 place Royale et 2-4 rue Cérès, place le bâtiment au cœur de Reims, dans le département de la Marne (Grand Est). Son architecte, François Le Cœur, collabore avec Roger Henry, bien que ce dernier ne soit mentionné que comme maître d’œuvre dans les sources officielles.
Le classement de 1953 ne concerne que les parties anciennes des façades et toitures, excluant les ajouts postérieurs. Ce statut protège un patrimoine à la fois technique (premières applications du béton armé) et artistique (décors évoquant l’histoire rémoise). La localisation, entre place Royale et rue Grand-Crédo, en fait un point de repère dans le centre-ville, fréquenté autant pour ses services postaux que pour son architecture.
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