Frise chronologique
1806
Fondation initiale
Fondation initiale
1806 (≈ 1806)
Création de l’hôtel Chabaury, ancêtre du Sarciron.
1883
Premiers agrandissements
Premiers agrandissements
1883 (≈ 1883)
Travaux dirigés par Hector Riondel.
1898
Aménagement du jardin d’hiver
Aménagement du jardin d’hiver
1898 (≈ 1898)
Ajout d’une véranda comme espace de détente.
1890-1907
Campagnes majeures de construction
Campagnes majeures de construction
1890-1907 (≈ 1899)
Louis Jarrier supervise l’expansion du palace.
1905-1907
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1905-1907 (≈ 1906)
Dernières extensions et signature de Jarrier.
1957
Transformation en immeuble
Transformation en immeuble
1957 (≈ 1957)
Conversion en copropriété d’appartements.
21 mars 2005
Classement monument historique
Classement monument historique
21 mars 2005 (≈ 2005)
Inscription de l’hôtel en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel en totalité, y compris ses intérieurs avec leurs décors (cad. AC 463) : inscription par arrêté du 21 mars 2005
Personnages clés
| Louis Jarrier - Architecte maître d’œuvre |
Dirige les travaux de 1890 à 1907. |
| Hector Riondel - Architecte initial |
Réalise les premiers agrandissements en 1883. |
| Émile Gourgouillon - Sculpteur décorateur |
Auteur des décors sculptés éclectiques. |
| Aimé Sarciron - Propriétaire éponyme |
Donne son nom à l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel Le Sarciron, situé au 27-31 rue Meynadier au Mont-Dore (Puy-de-Dôme), est un ancien établissement hôtelier de luxe construit entre 1883 et 1907. Fondé en 1806 sous le nom d’hôtel Chabaury, il fut agrandi progressivement par les architectes Hector Riondel (dès 1883) puis Louis Jarrier (à partir de 1890), ce dernier supervisant la majeure partie des travaux jusqu’en 1907. L’ensemble, organisé autour d’une cour intérieure rectangulaire, présente un style éclectique mêlant néoclassicisme et influences Belle Époque, avec des façades en trachyandésite, une rotonde surmontée d’un dôme, et des décors sculptés signés Émile Gourgouillon.
L’hôtel occupait initialement un rôle central dans la vie mondaine du Mont-Dore, station thermale réputée. Transformé en immeuble d’appartements en 1957, il conserve des éléments remarquables comme son hall néo-classique orné de guirlandes sculptées et de ferronneries, un plafond à caissons peints en trompe-l’œil, et un escalier en pierre avec une rampe en fer forgé d’inspiration néo-gothique. Ses trois façades principales s’ouvrent sur des axes menant aux thermes et au casino, soulignant son intégration dans le tissu urbain thermal.
Classé monument historique en 2005, le Sarciron illustre l’âge d’or des palaces thermaux français, marqué par une architecture ostentatoire et des aménagements intérieurs somptueux. Les campagnes de construction successives (1883, 1893, 1896, 1905-1907) reflètent l’expansion de l’établissement, passant d’un bâtiment modeste à un complexe occupant presque un îlot entier. Pendant les guerres, il servit même d’hôpital, témoignant de son ancrage dans l’histoire locale.
Les matériaux locaux, comme la trachyandésite pour les façades et les encadrements, ainsi que les toitures en ardoise, s’intègrent harmonieusement au paysage volcanique auvergnat. Les entrées principales, sur les rues Meynadier et Jean-Moulin, se distinguent par des décors spécifiques : l’une avec une corniche en plein-cintre, l’autre avec un dôme carré surmontant une verrière. Ces détails architecturaux, combinés à des éléments comme le jardin d’hiver (1898), en font un exemple emblématique du patrimoine thermal de la fin du XIXe siècle.