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Hôtel Moyne-Blandin à Beaune en Côte-d'or

Hôtel Moyne-Blandin

    40 Rue Maufoux
    21200 Beaune
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
13 août 1780
Adjudication du bastion Bretonnière
1780 (environ)
Construction de l'hôtel
29 novembre 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel ; puits ; escalier ; décors intérieurs du grand salon et de l'antichambre. (cad. AB 212) : inscription par arrêté du 29 novembre 1988

Personnages clés

Jean Moyne - Propriétaire et adjudicataire Acheteur du bastion en 1780.
Louis Moyne - Entrepreneur et architecte présumé Supervise la construction de l'hôtel.
Famille Bonnet - Menuisiers-décorateurs beaunois Auteurs probables des décors intérieurs.

Origine et histoire

L’Hôtel Moyne-Blandin se distingue à Beaune par sa façade néo-classique, unique en son genre dans la ville avec celle du 35 rue de Lorraine. Son architecture se caractérise par un rez-de-chaussée, un premier étage carré et un étage attique en couronnement, bien que le toit reste très visible. L’ornementation se limite à un enduit imitant un bossage continu en pierre de taille au rez-de-chaussée, reflétant une esthétique sobre et rigoureuse propre au néo-classicisme.

La construction de cet hôtel particulier débute en 1780, lorsque Jean et Louis Moyne, père et fils, acquièrent une partie du bastion Bretonnière. Louis Moyne, entrepreneur et probablement architecte du projet, supervise les travaux. L’édifice intègre des éléments décoratifs notables, notamment dans le grand salon du premier étage, orné dans un style « retour d’Égypte », et dans l’antichambre. Ces décors sont attribués à un membre de la famille Bonnet, des menuisiers et décorateurs renommés à Beaune.

L’Hôtel Moyne-Blandin est partiellement protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1988. Cette protection concerne l’hôtel lui-même, son puits, son escalier, ainsi que les décors intérieurs du grand salon et de l’antichambre. Ces éléments témoignent de l’influence des styles architecturaux et décoratifs de la fin du XVIIIe siècle, marqués par un retour à l’antique et une recherche de simplicité élégante.

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