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Hôtel à Paris 1er dans Paris

Hôtel

    46 Rue de Bourgogne
    75007 Paris 7e Arrondissement
Propriété privée
Hôtel
Hôtel
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1775
Construction de l’hôtel
1799
Vente sous la Révolution
1808
Acquisition par Oudinot
1908
Inauguration du Laboratoire des fraudes
29 mars 1926
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades sur cour et sur jardin : inscription par arrêté du 29 mars 1926

Personnages clés

Guillaume Trepsat - Architecte Concepteur de l’hôtel en 1775.
Jean-Mathias Pasquier - Commanditaire Entrepreneur à l’origine de la construction.
Comte d’Anzely - Premier propriétaire Membre de la famille de Damas.
Nicolas-Marie Quinette - Acquéreur révolutionnaire Ex-conventionnel ayant acheté l’hôtel en 1799.
Nicolas Charles Oudinot - Général et propriétaire Acheteur en 1808, père du 2e duc de Reggio.

Origine et histoire

L’hôtel d’Anlezy est un hôtel particulier construit en 1775 par l’architecte Guillaume Trepsat pour l’entrepreneur Jean-Mathias Pasquier. Situé au no 46 de la rue de Bourgogne dans le 7e arrondissement de Paris, il est conçu comme le symétrique de son voisin, l’hôtel de Praslin (no 48). Ses façades sur cour et jardin, ornées de pilastres ioniques et d’un escalier monumental, reflètent le style classique du XVIIIe siècle. Le bâtiment doit son nom au comte d’Anzely, premier propriétaire issu de la famille de Damas.

Sous la Révolution française, l’hôtel est saisi et vendu en 1799 (17 pluviôse an VII) par l’administration départementale à trois frères Trabuchy et à l’ex-conventionnel Nicolas-Marie Quinette. En 1808, il est racheté par le général Nicolas Charles Oudinot, puis transmis à son fils, le 2e duc de Reggio. Ces changements de propriétaires marquent son passage des mains de l’aristocratie à celles de figures militaires et politiques post-révolutionnaires.

Au XXe siècle, l’hôtel prend une fonction publique : le 18 juin 1908, il accueille l’inauguration du Laboratoire central d’État pour la répression des fraudes, occupant alors l’intégralité du bâtiment. Ses façades sur cour et jardin sont inscrites aux monuments historiques par arrêté du 29 mars 1926, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Aujourd’hui, l’édifice témoigne à la fois de l’architecture résidentielle parisienne du XVIIIe siècle et des transformations institutionnelles de la France moderne.

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