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Hôtel à Paris 1er dans Paris

Hôtel

    10 Rue de Courcelles
    75008 Paris 8e Arrondissement
Propriété privée
Hôtel
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Hôtel
Hôtel
Crédit photo : Moonik - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1812
Construction de l’hôtel
1818
Acquisition par le marquis d’Aversens
1849-1857
Location à la Princesse Mathilde
4 juin 1975
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures : inscription par arrêté du 4 juin 1975

Personnages clés

Bernard Poyet - Architecte Concepteur de l’hôtel en 1812.
Princesse Mathilde - Locataire illustre (1849-1857) Cousine de Napoléon III, organisatrice de réceptions.
Général Charles Hitchcock Sherrill - Propriétaire et ambassadeur américain Y vécut jusqu’en 1936.
Baron Élie de Rothschild - Dernier propriétaire notable Acquiert l’hôtel dans les années 1970.

Origine et histoire

L’hôtel de la Princesse Mathilde est un hôtel particulier situé au 10 rue de Courcelles, dans le 8e arrondissement de Paris. Construit en 1812 par l’architecte Bernard Poyet, il fut édifié sur un terrain ayant appartenu au financier Jacques-Louis-Guillaume Bouret de Vézelay (1733-1801), trésorier général de l’artillerie et spéculateur immobilier sous l’Ancien Régime. Ce terrain, lié à l’histoire de la rue de Vézelay, devint ainsi le cadre d’une demeure aristocratique au cœur de la capitale.

En 1818, l’hôtel passa entre les mains du marquis d’Aversens, avant d’être acquis en 1842 par Auguste Taigny, père d’Edmond Taigny. De 1849 à 1857, il fut loué à la Princesse Mathilde (1820-1904), cousine de Napoléon III, après son divorce avec le comte Anatole Demidoff. La princesse y organisa des réceptions somptueuses, dont une salle de bal fut spécialement aménagée dans le jardin pour accueillir le Prince-Président, futur Napoléon III. Ce lieu devint un symbole des fastes du Second Empire et des liens politiques de son époque.

Au XXe siècle, l’hôtel changea à nouveau de mains : il appartint d’abord au général Charles Hitchcock Sherrill, ambassadeur américain à Constantinople (1909-1910), qui y donna des réceptions brillantes jusqu’à sa mort en 1936. Par la suite, il fut acquis par le baron Élie de Rothschild et son épouse Liliane Fould-Springer dans les années 1970, après leur départ de l’hôtel de Masseran. Classé monument historique en 1975 pour ses façades et toitures, l’hôtel incarne aujourd’hui l’héritage architectural et mondain du Paris du XIXe siècle.

L’inscription au titre des monuments historiques, effective depuis le 4 juin 1975, protège les façades et toitures de l’édifice. Ce statut souligne son importance patrimoniale, liée à son architecture néoclassique et à son histoire mouvementée, où se croisèrent aristocratie française, diplomatie internationale et haute finance. L’hôtel reste un témoignage des transformations sociales et politiques de Paris, du Premier Empire à la Ve République.

Liens externes