Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
Début XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
François Senchon érige l’hôtel particulier.
XIXe siècle
Agrandissement et décors
Agrandissement et décors XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’une aile nord et embellissements intérieurs.
29 août 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 août 2000 (≈ 2000)
Protection des façades, escalier et salons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'hôtel ; escalier avec sa rampe et sa cage ; les deux salons du rez-de-chaussée avec leur décor ainsi que les papiers peints panoramiques (cad. G 253) : inscription par arrêté du 29 août 2000
Personnages clés
François Senchon - Avocat au Parlement de Provence
Commanditaire de la construction initiale.
Origine et histoire
L’Hôtel Senchon de Bournissac, situé à Noves dans les Bouches-du-Rhône, est un monument emblématique de l’architecture civile des XVIIIe et XIXe siècles. Sa construction débute au début du XVIIIe siècle, initiée par François Senchon, avocat au Parlement de Provence. Ce dernier acquiert des parcelles autour d’une cour pour ériger un hôtel particulier dont la façade imposante et ordonnancée cache une vaste cage d’escalier à balustres, typique du style de l’époque. Les pièces de l’étage, dotées de plafonds à la française, reflètent le goût pour l’élégance et la symétrie.
Au XIXe siècle, l’hôtel est agrandi par l’ajout d’une aile nord en retour sur jardin, dont le rez-de-chaussée forme une grande salle évoquant une galerie. Cette période voit aussi l’embellissement des décors intérieurs : les deux salons du rez-de-chaussée, ouverts sur la rue, sont ornés de gypseries sur les trumeaux de cheminée et les dessus-de-porte, tandis que les murs sont couverts de papiers peints. La salle à manger présente des panoramiques en grisaille illustrant les plaisirs de la ville et de la campagne, et le salon expose une série de vues de l’Hindoustan, éditées par la manufacture Zuber de Rixheim en 1807. Ces éléments en font un témoignage précieux de l’évolution des goûts décoratifs entre les deux siècles.
Classé Monument Historique par arrêté du 29 août 2000, l’hôtel protège ses façades, toitures, l’escalier avec sa rampe, ainsi que les deux salons et leurs décors, dont les papiers peints panoramiques. Aujourd’hui propriété d’une société privée, il illustre le patrimoine architectural et artistique de la Provence, mêlant héritage classique du XVIIIe siècle et influences romantiques du XIXe.
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