Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Pavillon de chasse pour François II de Bretagne
1700-1799
Transformation en hospice
Transformation en hospice 1700-1799 (≈ 1750)
Achat par Grignion de Montfort
7 janvier 1926
Inscription MH
Inscription MH 7 janvier 1926 (≈ 1926)
Protection de la façade
1974
Incendie
Incendie 1974 (≈ 1974)
Dégâts majeurs avant abandon
17 mars 1980
Démolition
Démolition 17 mars 1980 (≈ 1980)
Décision municipale définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
François II de Bretagne - Duc de Bretagne
Propriétaire et utilisateur comme pavillon
Anne de Bretagne - Duchesse et reine
Héritière utilisant le pavillon
Louis-Marie Grignion de Montfort - Prêtre et fondateur
Acheteur pour hospice au XVIIIe
Origine et histoire
Le logis Cathuis, situé au 19-21 rue des Hauts-Pavés à Nantes, était à l’origine un pavillon de chasse du XVe siècle pour François II de Bretagne et sa fille Anne. Ce manoir haut-breton, doté de salles voûtées, d’une chapelle et d’escaliers à vis, fut acquis au XVIIIe siècle par Louis-Marie Grignion de Montfort pour y fonder un hospice d’incurables. Après avoir abrité des artisans (serrurier, cordonnier), il fut inscrit aux monuments historiques en 1926 pour sa façade et ses sculptures médiévales encore visibles au début du XXe siècle.
La maison fut abandonnée après l’acquisition par l’État en 1948 dans le cadre d’un projet avorté d’élargissement de la rue. Endommagée par un incendie en 1974, elle fut démolie en 1980 malgré son statut protégé, en raison du coût prohibitif des travaux. Une plaque commémorative, place de la Fontaine-Morgane, rappelle aujourd’hui son existence. Les parcelles libérées accueillirent des immeubles d’habitation en 1984.
Architecturalement, le logis illustrait le style des manoirs haut-bretons, avec des cheminées monumentales et une distribution intérieure typique. Sa cour, dite « cour Cathuis », témoignait de son organisation d’origine autour d’un espace central. Les vestiges du XVe siècle, bien que partiellement conservés jusqu’au XXe siècle, disparurent avec la démolition, effaçant un pan du patrimoine nantais lié à la dynastie bretonne et à l’histoire sociale de la ville.