Destruction de la première église 1928 (≈ 1928)
Ouragan Okeechobee ravage l'édifice précédent.
1930-1933
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle 1930-1933 (≈ 1932)
Réalisée par Ali Tur en béton armé.
1936
Achèvement du clocher et presbytère
Achèvement du clocher et presbytère 1936 (≈ 1936)
Éléments détachés de l'église principale.
1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1992 (≈ 1992)
Reconnaissance patrimoniale initiale.
2017
Classement monument historique
Classement monument historique 2017 (≈ 2017)
Protection définitive de l'édifice.
2020
Restauration du clocher
Restauration du clocher 2020 (≈ 2020)
Financée par le Loto du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-André, y compris son emmarchement et son parvis, telle que figurée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AC 6, 7) : classement par arrêté du 8 juin 2017. L'ensemble formé par le presbytère, le parvis et le calvaire de l'église Saint-André, tel qu'il est représenté sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AC 6, 7) : inscription par arrêté du 24 mars 2017
Personnages clés
Ali Tur - Architecte en chef
Concepteur de l'église et de 100 bâtiments en Guadeloupe.
Auguste Perret - Influence architecturale indirecte
Inspiration pour les jeux de lumière (Raincy, 1923).
Origine et histoire
L'église Saint-André de Morne-à-l'Eau, en Guadeloupe, a été construite entre 1930 et 1933 par l'architecte Ali Tur pour remplacer l'édifice détruit par l'ouragan Okeechobee en 1928. Ce projet, premier du genre pour Tur, marque une rupture avec les constructions traditionnelles en bois, privilégiant le béton armé. L'architecte y intègre des claustras et des plafonds à caissons pour optimiser la lumière naturelle et la ventilation, s'inspirant indirectement des travaux d'Auguste Perret, notamment de l'église Notre-Dame du Raincy (1923). Le coût de construction s'éleva à 1 800 000 francs de l'époque (environ 1,2 million d'euros aujourd'hui).
Le clocher-campanile et le presbytère, initialement prévus séparément de l'église, furent érigés en 1936. Le clocher, ajouré de claustras verticaux et surmonté d'une croix pattée, fut restauré en 2020 grâce au Loto du patrimoine. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1992 puis classé en 2017, incarne le renouveau architectural post-cyclone en Guadeloupe. Il illustre aussi l'adaptation des principes modernes (béton, jeux de lumière) aux contraintes climatiques tropicales, tout en servant de symbole religieux et communautaire pour la population locale.
L'église adopte un plan basilical sans transept, avec une nef centrale de 13 mètres de haut, éclairée par des baies verticales. Ces ouvertures, combinées aux claustras en béton moulé, créent des effets de clair-obscur caractéristiques. Le parvis, bordé par le presbytère, forme un ensemble harmonieux conçu par Tur, reflétant son approche globale de la reconstruction insulaire. Entre 1930 et 1936, son agence réalisa une centaine de bâtiments en Guadeloupe, dont cinq églises, marquant durablement le paysage architectural colonial.
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