Origine présumée du gros œuvre Moyen Âge ou XVIe siècle (?) (≈ 1125)
Datation incertaine du corps principal.
1789
Construction de la chapelle nord
Construction de la chapelle nord 1789 (≈ 1789)
Ajout avec gênoise distinctive.
23 avril 1979
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 23 avril 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Mazères-Campeils (cad. F 34) : inscription par arrêté du 23 avril 1979
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique.
Origine et histoire
L’église de Mazères-Campeils, implantée dans la commune de Lartigue (Gers), présente un gros œuvre dont l’origine pourrait remonter à la fin du Moyen Âge ou au début du XVIe siècle. Bien que les datations restent incertaines, son architecture reflète des techniques populaires locales, avec un emban ouest protégeant l’entrée et un clocher-mur à deux arcades. Cet emban, caractéristique des églises rurales de la région, servait aussi d’accès au cimetière attitré.
La chapelle nord, seule partie datée avec précision (1789), se distingue par sa gênoise (toiture en tuiles canal en encorbellement), absente sur le reste de l’édifice. La porte en bois à double battant, typique du pays, s’ouvre sous le clocher-mur, soulignant le mélange des époques. L’église, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1979, illustre l’évolution architecturale d’un lieu de culte rural, marqué par des ajouts tardifs comme la chapelle nord.
Propriété de la commune de Lartigue, l’église incarne le patrimoine religieux modeste de l’ancienne région Midi-Pyrénées (aujourd’hui Occitanie). Son plan simple et ses matériaux locaux – pierre et tuiles – témoignent des ressources et des savoir-faire disponibles dans le Gers aux XVIIIe siècle et probablement bien avant. L’absence de décor somptueux renforce son caractère populaire, lié à une communauté agricole où l’église jouait un rôle central, à la fois spirituel et social.
La localisation approximative (précision cartographique jugée passable) et l’adresse enregistrée dans la base Mérimée (32450 Lartigue) confirment son ancrage dans un territoire rural. Le site, ouvert à la visite selon les informations pratiques locales, reste un exemple d’édifice cultuel ayant traversé les siècles avec des adaptations mineures, préservant ainsi son authenticité vernaculaire.