Cession des dîmes à l'évêque Guérin 1215 (≈ 1215)
Échange par Philippe Auguste incluant Glaignes.
1227
Acte précisant le dîmage
Acte précisant le dîmage 1227 (≈ 1227)
Recopié par le chanoine Afforty de Senlis.
début XIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église début XIIIe siècle (≈ 1304)
Trois campagnes de construction rapprochées.
22 octobre 1913
Classement monument historique
Classement monument historique 22 octobre 1913 (≈ 1913)
Protection de l'édifice par arrêté ministériel.
25 janvier 1913
Classement des fonts baptismaux
Classement des fonts baptismaux 25 janvier 1913 (≈ 1913)
Protection au titre objet des fonts du XIIIe.
1996
Regroupement paroissial
Regroupement paroissial 1996 (≈ 1996)
Intégration à la paroisse de Verberie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 22 octobre 1913
Personnages clés
Philippe Auguste - Roi de France
Céda les dîmes de Glaignes en 1215.
Guérin - Évêque de Senlis
Bénéficiaire des dîmes en 1215.
Raoul - Premier curé connu
Mentionné en 1308 à Glaignes.
Louis Graves - Historien local
Auteur d'un *Précis statistique* (1843).
Eugène Müller - Archéologue
A étudié l'église dans *Courses archéologiques* (1904).
Dominique Vermand - Spécialiste du patrimoine
A daté la construction du début XIIIe.
Henry Le Sellier de Chézelles - Donateur des vitraux
Offrit les vitraux du chevet au XIXe.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame Sainte-Marguerite, située à Glaignes dans l'Oise (Hauts-de-France), a été construite au début du XIIIe siècle dans un style gothique primitif, bien que certains éléments comme les fenêtres en plein cintre et le clocher évoquent encore l'architecture romane. Son édification s'est déroulée en trois campagnes rapprochées, débutant par le chœur, suivi du clocher, de la nef, des bas-côtés et de la façade. Une fois achevée, deux chapelles latérales furent ajoutées au nord et au sud de la première travée du chœur, qui sert également de base au clocher. L'église a été classée monument historique le 22 octobre 1913.
L'église se distingue par sa façade occidentale bien composée, ornée d'une rosace et d'un portail en tiers-point, ainsi que par son clocher de facture romane, caractéristique de la région. À l'intérieur, la nef non voûtée, couverte d'un plafond en bois plâtré, contraste avec le chœur et les chapelles voûtées d'ogives. Les grandes arcades de la nef, moulurées et ornées de chapiteaux sculptés de feuilles variées, témoignent d'une recherche esthétique malgré une construction économique. Les fonts baptismaux du XIIIe siècle, classés en 1913, et une statue de sainte Marguerite du XVIe siècle, aujourd'hui conservée au musée de Crépy-en-Valois, comptent parmi les éléments mobiliers remarquables.
L'histoire de la paroisse de Glaignes remonte au moins à la fin du XIIe siècle, et l'église actuelle a remplacé un édifice plus ancien. Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait du diocèse de Senlis et du doyenné de Crépy-en-Valois. Après la Révolution, elle fut rattachée au diocèse de Beauvais en 1822. En 1996, Glaignes fut intégrée à la paroisse de la vallée de l'Automne, centrée sur Verberie, réduisant les célébrations locales à quelques messes annuelles. L'église, restaurée, se trouve aujourd'hui dans un état de conservation remarquable.
Le mobilier comprend, outre les fonts baptismaux, un Christ en croix des XVIIe–XVIIIe siècles, un tabernacle baroque, et des vitraux du XIXe siècle offerts par le vicomte Henry Le Sellier de Chézelles. Ces vitraux, imitant le style du XIIIe siècle, représentent sainte Cécile, une Pietà et saint Henri. L'édifice, bien que modeste, illustre l'évolution architecturale entre les périodes romane et gothique, ainsi que l'adaptation des paroisses rurales aux réformes ecclésiastiques successives.
L'église est située sur une terrasse à flanc de coteau, à la limite ouest du village de Glaignes, dominant la vallée Sainte-Marie. Son chevet est visible de loin, tandis que sa façade occidentale, précédée d'un parvis exigu, offre peu de recul pour l'observer. Les élévations latérales, dépourvues de décor élaboré, contrastent avec la richesse relative de l'intérieur. Le clocher, de plan rectangulaire, est percé de baies gémélées en plein cintre et couronné d'une corniche de modillons, rappelant ceux des églises voisines comme Béthisy-Saint-Martin ou Orrouy.
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