Construction de l'édifice roman XIIe siècle (≈ 1250)
Collégiale bénédictine et porche sculpté.
XVe siècle
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique XVe siècle (≈ 1550)
Trois chapelles nord ajoutées.
11 août 1906
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 août 1906 (≈ 1906)
Protection officielle de l'église.
2015-2016
Restauration de la façade
Restauration de la façade 2015-2016 (≈ 2016)
Travaux sur l'extérieur de la collégiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 11 août 1906
Personnages clés
Famille Montmorin-Saint-Hérent - Donateurs
Offre un orgue au XVe siècle.
Origine et histoire
L’église Saint-Laurent d’Auzon, classée Monument Historique en 1906, est une ancienne collégiale bénédictine d’architecture romane, construite au XIIe siècle sous l’influence de l’art roman auvergnat. Elle se distingue par son plan simple de quatre travées sans bas-côtés, son chœur voûté en cul-de-four et ses trois absidioles. Le porche sud, typique de la région (appelé ganivelle), est orné de sculptures représentant des animaux, des devises et des scènes de la vie du Christ, comme l’Annonciation et la Nativité. La porte byzantine, dotée de ferrures du XIe ou XIIe siècle partiellement recouvertes de cuir, et les inscriptions gravées sur ses marches témoignent de son importance historique.
Au XVe siècle, l’édifice fut agrandi par trois chapelles au nord, et un orgue fut offert par la famille Montmorin-Saint-Hérent. Les peintures murales des XIVe et XVIe siècles, dans les chapelles gothiques superposées, mêlent des thèmes complexes comme le Jugement dernier, le Triomphe de la Croix et la Passion du Christ. La chapelle supérieure, dédiée à saint Michel, évoque le lien castal de l’église, bâtie sur une excroissance rocheuse dominant la place. Les matériaux utilisés (arkose, grès houiller, leptinite) et l’acoustique remarquable rappellent des édifices voisins comme l’église de Mailhat.
L’extérieur de la collégiale a fait l’objet d’une restauration entre 2015 et 2016. Son clocher, élevé sur la troisième travée, date également du XIIe siècle. L’ensemble illustre l’évolution architecturale et artistique de la région, entre héritage roman et ajouts gothiques, tout en conservant des éléments uniques comme les modillons sculptés de la corniche ou les ferrures anciennes de la porte.
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