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Église Saint-Martin d'Aniche dans le Nord

Nord

Église Saint-Martin d'Aniche

    11 Place Jean Jaurès
    59580 Aniche

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
13 avril 1857
Bénédiction de la première pierre
1859
Consécration de l'église
1918
Bombardement du clocher
1928
Baptême des nouvelles cloches
1931
Inauguration du nouvel orgue
1969
Démantèlement du maître-autel
2018
Restauration et extension de l'orgue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

René-François Régnier - Archevêque de Cambrai Bénit la première pierre en 1857.
Charles Leroy - Architecte Conçoit les plans néo-gothiques de l'église.
Jules Lecocq - Chanoine et curé (1852-1888) Initiateur du projet, honoré par un buste.
Aimé Coulomb - Curé successeur Commande le buste de Lecocq en 1890.
Auguste-Louis Lanvin - Ancien maire d'Aniche Enterré dans la crypte (mort en 1817).

Origine et histoire

L'église Saint-Martin d'Aniche, située dans le département du Nord, remplace un édifice mérovingien dont elle perpétue l'héritage spirituel. Sa première pierre est bénie en 1857 par l'archevêque René-François Régnier, sur des plans de l'architecte Charles Leroy, inspirés du gothique du XIVe siècle. L'édifice, en briques, est consacré dès 1859 sous l'impulsion du chanoine Jules Lecocq, curé visionnaire qui marque l'histoire paroissiale jusqu'en 1888. Son successeur, l'abbé Aimé Coulomb, commande en 1890 un buste du chanoine, toujours visible aujourd'hui.

Le clocher, bombardé en 1918 par les Allemands, perd sa flèche et son orgue historique lors des combats de la Première Guerre mondiale. Les dégâts mènent à une reconstruction partielle : trois nouvelles cloches sont baptisées en 1928, et un orgue romantique, fabriqué à Bruxelles, est inauguré en 1931. Cet instrument, dégradé dans les années 1970, est restauré dans les années 1990, puis enrichi de six jeux en 2018 par l'entreprise Brayé. L'église, réputée pour ses concerts classiques, abrite aussi des éléments patrimoniaux remarquables, comme un tympan représentant saint Martin partageant son manteau.

À l'intérieur, le mobilier reflète les évolutions liturgiques : le maître-autel néo-gothique de 1861, démantelé après Vatican II (1969), cède la place à une table en briques, tandis que les autels latéraux en bois, comme celui de la Vierge, subsistent. La crypte conserve la tombe d'Auguste-Louis Lanvin, maire d'Aniche mort en 1817, dont la pierre tombale a été déplacée sur le mur nord. Parmi les œuvres d'art, un buste de sainte du XVIIIe siècle, volé en 2016, reste introuvable, contrairement aux statues de saint Martin et de la Vierge à l'Enfant, toujours en place. En 2025, l'église accueille des reliques de saint Charbel, élargissant son rayonnement spirituel.

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