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Eglise paroissiale de Sainte-Trinité à La Trinité dans les Alpes-Maritimes

Alpes-Maritimes

Eglise paroissiale de Sainte-Trinité

    3 Chemin du Hameau de Laghet
    06340 La Trinité

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1617
Construction de la chapelle originale
30 janvier 1818
Création de la commune
septembre 1841
Effondrement de la chapelle
13 octobre 1845 - 24 décembre 1848
Construction de l’église actuelle
1866
Fin des procès pour malfaçons
1878
Incendie destructeur
1882
Surélevation du clocher
11 mars 2004
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. AE 250) : inscription par arrêté du 11 mars 2004

Personnages clés

Joseph Vernier - Architecte niçois Concepteur du plan hexagonal inspiré de Rome.
Victor-Emmanuel Ier - Roi de Sardaigne Fonda la commune en 1818.
Charles Albert 1er - Roi de Sardaigne, Chypre et Jérusalem Règne durant la construction (1845-1848).
Dominique Galvano - Évêque de Nice Mentionné dans l’inscription commémorative.
Giuseppe Norza - Entrepreneur Responsable des travaux de construction.
Honoré Cauvin - Abbé Cité dans l’inscription de 1848.

Origine et histoire

L’église de la Très-Sainte-Trinité, située à La Trinité dans les Alpes-Maritimes, a été construite entre 1845 et 1848 par l’architecte niçois Joseph Vernier, sur un modèle inspiré de l’église turinoise Gran Madre di Dio et du Panthéon de Rome. Son plan centré hexagonal, inscrit dans un triangle équilatéral, symbolise la Trinité par une structure ternaire : trois absides, trois demi-coupoles, et trois façades doriques. Une inscription commémore sa construction sous le règne de Charles Albert 1er, roi de Sardaigne, et l’évêque Dominique Galvano.

La chapelle originale de 1617, jugée trop exiguë, fut agrandie avant de s’effondrer en 1841 pendant les travaux. Le projet de Vernier, retenu après un concours, souffrit de malfaçons : le toit poreux et un incendie en 1878 endommagèrent l’édifice, entraînant des procès jusqu’en 1866. Le clocher, isolé et accolé à l’ancienne chapelle du XVIIIe siècle, fut surélevé en 1882. L’église, propriété communale, est inscrite aux monuments historiques depuis 2004.

Son architecture néo-classique, mêlant références antiques et symbolisme religieux, en fait un témoignage unique de l’urbanisation sarde dans le comté de Nice. Les façades doriques, la coupole centrale, et les frontons rappellent les idéaux esthétiques du XIXe siècle, tandis que les matériaux locaux (tuiles vernissées) soulignent son ancrage provençal. Les retards et litiges liés à sa construction illustrent les défis techniques et financiers des chantiers monumentaux de l’époque.

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