Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Ile Harbour et son fort à Dinard en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé
Patrimoine militaire
Fort
Patrimoine défensif

Ile Harbour et son fort

    l'Île Harbour Corniche de la Goule aux Fées
    35800 Dinard
Propriété d'une société privée
Fort de lÎle Harbour
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Ile Harbour et son fort
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
800
1600
1700
1800
1900
2000
Ve siècle
Accueil de Maclou par saint Aaron
709
Raz-de-marée légendaire
1689
Construction du fort par Garangeau
27 septembre 1934
Classement site naturel
4 juin 1952
Classement Monument historique
1967–1981
Propriété d'Alain Delon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ile Harbour et son fort (cad. A 193, 194) : classement par arrêté du 4 juin 1952

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Concepteur du système défensif de Saint-Malo
Siméon Garangeau - Ingénieur militaire Superviseur de la construction du fort en 1689
Saint Aaron - Figure religieuse légendaire Aurait accueilli Maclou au Ve siècle
Maclou - Évêque d'Aleth Fondateur de Saint-Malo selon la tradition
Alain Delon - Ancien propriétaire (1967–1981) Acquiert le fort après un coup de cœur

Origine et histoire

L'île Harbour est un îlot rocheux de la baie de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, intégré à la commune de Dinard. Classé Monument historique et site naturel protégé depuis 1934, il abrite un fort construit aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'île, aujourd'hui propriété privée, faisait partie d'un réseau de fortifications destinées à protéger l'accès à Saint-Malo, incluant les forts de La Conchée, du Petit Bé et le fort National. Son nom actuel, d'origine incertaine, pourrait évoquer un ancien havre ou des prés-salés, bien que des archives anciennes mentionnent des toponymes comme Herbois ou À rebours.

Le fort fut édifié sur une ancienne redoute entre 1689 et le XVIIIe siècle sous la direction des ingénieurs militaires Sébastien Le Prestre de Vauban et Siméon Garangeau. Situé à 1,6 km de Saint-Malo, il contrôlait deux passes maritimes stratégiques : les Portes (accès principal) et le Décollé (côte dinardaise). En temps de paix, une dizaine de soldats l'occupaient, mais ce nombre pouvait atteindre 90 en période de conflit, incluant 60 miliciens malouins. Désaffecté après 1944, le fort fut classé Monument historique en 1952 et appartint brièvement à l'acteur Alain Delon (1967–1981), avant d'être revendu à un propriétaire privé.

La légende locale attribue à l'île un rôle historique bien plus ancien : au Ve siècle, saint Aaron y aurait accueilli Maclou (futur évêque d'Aleth et fondateur de Saint-Malo). Une tradition orale suggère aussi que l'île abritait le port primitif d'Aleth avant le raz-de-marée de 709, bien que le nom harbour (havre en anglais) soit une appellation récente. L'îlot, partie émergée d'un banc rocheux, se situe à 1 km au nord de la plage de Saint-Énogat et à 3 km à l'ouest de la ville close de Saint-Malo.

Architecturalement, le fort présente une enceinte irrégulière percée de créneaux, avec deux bastions : un pentagonal à l'est et un autre appelé l'Avancé au sud-est, servant d'accès principal. Les bâtiments incluent un casernement et un magasin à poudre, dominés par des courtines. Le site, aujourd'hui inaccessible au public, illustre l'ingénierie militaire des XVIIe–XVIIIe siècles, conçue pour sécuriser la Rance et le port de Saint-Malo contre les attaques maritimes. Son abandon post-1944 et son statut privé en font un témoignage préservé, mais méconnu, du patrimoine défensif breton.

Liens externes