Construction de l'habitation XVIIIe siècle (≈ 1850)
Triple activité : sucre, chaux, poterie.
1891
Rachat par Lagrange-Chancel
Rachat par Lagrange-Chancel 1891 (≈ 1891)
L’îlet prend son nom actuel.
16 mars 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 16 mars 1995 (≈ 1995)
Protection des ruines et terrains.
2006
Recensement des iguanes
Recensement des iguanes 2006 (≈ 2006)
600 individus dénombrés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines de l'ancienne poterie, fours à chaux, habitation et terrains d'assiette correspondants (cad. T 56 à 60) : inscription par arrêté du 16 mars 1995
Personnages clés
Dubuc de Ramville - Propriétaire historique
Rebaptise l’îlet *Ramville*.
M. Lagrange-Chancel - Acquéreur en 1891
Donne son nom définitif.
M. Bally - Propriétaire actuel
Détenteur privé depuis date indéterminée.
Origine et histoire
L’îlet Chancel, situé dans la commune du Robert en Martinique, est le plus grand des 10 îlets de la région, s’étendant sur 2 km de long et 0,9 km de large. Anciennement nommé îlet de Monsieur, il fut rebaptisé îlet Ramville après son rachat par Dubuc de Ramville, puis prit son nom actuel en 1891 après son acquisition par M. Lagrange-Chancel. Aujourd’hui propriété privée de M. Bally, l’îlet conserve des ruines emblématiques : une habitation sucrière (cachot, puits, four à pain), un four à chaux avec escalier circulaire, et les vestiges d’une poterie détruite par des cyclones. Ces installations témoignent d’une triple activité économique au XVIIIe siècle : production sucrière, chauffournerie et poterie, une rareté en Martinique.
La valeur écologique de l’îlet Chancel réside dans l’une des dernières colonies d’iguanes des Caraïbes (Iguana delicatissima), espèce protégée dont les femelles arborent une robe verte et les mâles grise. En 2006, environ 600 individus y étaient recensés. Le site, classé Monument Historique depuis 1995 pour ses ruines (poterie, fours à chaux, habitation), illustre aussi l’architecture coloniale : la case à nègres, seul édifice encore couvert de tuiles, rappelle le système esclavagiste qui sous-tendait ces exploitations. Les fours à chaux, stratégiquement placés près de la mer, facilitaient l’approvisionnement en calcaire et l’extinction de la chaux après cuisson.
L’îlet Chancel incarne ainsi un patrimoine à la fois industriel, historique et naturel. Son isolement géographique a préservé ses vestiges, tout en en faisant un sanctuaire pour une espèce endémique menacée. Les traces des activités artisanales (canalisations, murs effondrés) et les structures en bord de mer soulignent l’ingéniosité des méthodes de production coloniale, aujourd’hui figées dans le temps. Le site, bien que privé, reste un symbole des interactions entre exploitation humaine et préservation environnementale en milieu insulaire.
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