Travaux de modernisation Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Mur de refend, escalier, décors peints et héraldiques.
2021
Protection officielle
Protection officielle 2021 (≈ 2021)
Inscription monument historique en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, les immeubles suivants de l’îlot Séguier, sis 10 rue Séguier – 2 impasse Bonhomme, ainsi que le sol et le sous-sol des parcelles 162 et 163, section AB : inscription par arrêté du 18 décembre 2021
Personnages clés
Catherine Viers (INRAP) - Archéo-anthropologue
A identifié les vestiges du XIIe siècle.
Origine et histoire
L’îlot Séguier, situé à Figeac, se compose de deux parcelles cadastrales (AB 162 et 163) formant un L entre la rue Séguier, l’impasse Bonhomme et l’impasse de la Monnaie. À l’origine divisé entre deux propriétaires, il est aujourd’hui réuni sous la propriété de la ville. Ses vestiges les plus anciens, datés de la fin du XIIe siècle, incluent un mur de séparation entre les deux entités. Au XIIIe siècle, la percée de la rue Séguier entraîne des modifications majeures : latrines, cheminées, fenêtres géminées, et la construction d’un corps de logis transformant la façade primitive en mur intérieur. Trois grands arcs au rez-de-chaussée suggèrent une activité commerciale, tandis que l’arrière servait probablement de zone de service.
À la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, des travaux d’envergure modernisent l’îlot : un mur de refend nord-sud est érigé, un entresol subdivise le rez-de-chaussée, et une tour d’escalier est ajoutée. Le bâtiment est surélevé d’un niveau, avec de nouvelles cheminées et un plafond à la française orné de closoirs héraldiques dans la grande salle du second étage, reflétant les alliances familiales. Des décors peints (brocards, gerbes de fleurs, motifs géométriques) complètent cet ensemble, symbolisant le renouveau de Figeac après un siècle marqué par les guerres et épidémies.
À l’époque moderne, après les guerres de Religion, une nouvelle tour d’escalier est ajoutée dans la cour nord, supprimant partiellement une galerie en bois. L’encorbellement en pans-de-bois de la façade est démonté, les fenêtres à meneaux remplacées par des baies rectangulaires, et les décors médiévaux (peintures, plafond héraldique) dissimulés sous des badigeons ou faux-plafonds. Ces transformations illustrent les adaptations successives de l’îlot aux besoins et styles de chaque époque, tout en conservant des traces de son histoire médiévale.