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Ilôt urbain constitué par l'ancienne auberge de la Fontaine et les deux habitations voisines dans la Sarthe

Ilôt urbain constitué par l'ancienne auberge de la Fontaine et les deux habitations voisines

    68 Cours Saint-Victeur
    72000 au Mans
Propriété privée
Crédit photo : Yodaspirine - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1737
Acquisition par un associé de Guillaume Véron
fin XVIIIe siècle
Retour à une vocation hôtelière
vers 1930
Fin de l’activité d’auberge
2 avril 1991
Protection des façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AY 157, 158, 160) : inscription par arrêté du 2 avril 1991

Personnages clés

Guillaume Véron - Inventeur et industriel Associé propriétaire en 1737, lié au dégraissage des laines.

Origine et histoire

L’ilôt urbain de l’ancienne auberge de la Fontaine, situé au Mans dans le département de la Sarthe, est un ensemble architectural marqué par plusieurs siècles d’histoire. Les bâtiments, datant du Moyen Âge et remaniés aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, illustrent l’évolution des usages urbains, passant de l’artisanat textile à l’hôtellerie. L’ensemble se compose de l’auberge elle-même et de deux habitations voisines, situées 5 rue du Chêne-Vert et 68-72 rue Saint-Victeur, dans le quartier Hôpital-Chasse Royale.

En 1737, l’hôtel est acquis par un associé de Guillaume Véron, inventeur d’un procédé de dégraissage des laines. À cette époque, des aménagements industriels sont ajoutés : une halle, des fourneaux, des chaudières à teinture et une calandre pour la fabrication de toiles gommées. Ces installations reflètent l’activité textile, secteur économique majeur au Mans durant l’Ancien Régime. L’immeuble conserve ces traces de son passé artisanal avant de retrouver une vocation hôtelière.

À la fin du XVIIIe siècle, le bâtiment redevient une hôtellerie, puis une auberge pour près d’un siècle et demi, jusqu’aux alentours de 1930. Cette période correspond à l’essor des déplacements et du commerce dans la région, où les auberges jouaient un rôle central pour les voyageurs et les marchands. Après 1930, l’ensemble est transformé en maison particulière, marquant la fin de son usage public. Les façades et toitures sont finalement protégées au titre des monuments historiques par un arrêté du 2 avril 1991, reconnaissant leur valeur patrimoniale.

La localisation de l’ilôt, entre la rue du Chêne-Vert et la rue Saint-Victeur, en fait un élément caractéristique du tissu urbain ancien du Mans. Son histoire mêle ainsi artisanat, commerce et habitat, offrant un témoignage concret des mutations économiques et sociales de la ville entre le Moyen Âge et le XXe siècle. Les sources disponibles, notamment les bases Mérimée et Monumentum, confirment son inscription dans le patrimoine architectural des Pays de la Loire, tout en soulignant son rôle dans l’histoire locale.

Les éléments protégés, identifiés sous les références cadastrales AY 157, 158 et 160, incluent les façades et les toitures, préservant ainsi l’aspect extérieur de ces bâtiments historiques. Bien que les informations sur l’accessibilité actuelle (visites, location) ne soient pas précisées, l’ilôt reste un repère visible dans le paysage mansais, rappelant l’importance des activités textiles et de l’accueil des voyageurs dans le développement de la cité.

Enfin, l’auberge de la Fontaine s’inscrit dans un réseau plus large de monuments historiques du Mans, reflétant la richesse du patrimoine sarthois. Son évolution, de l’artisanat à l’hôtellerie puis à l’habitat privé, illustre les adaptations successives des bâtiments urbains aux besoins changeants de leurs occupants et de la ville.

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