Début de la construction 1890 (≈ 1890)
Lancement des travaux par Albert Baert.
1898
Fondation des clubs sportifs
Fondation des clubs sportifs 1898 (≈ 1898)
Création des Tritons lillois et Pupilles de Neptune.
1924
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1924 (≈ 1924)
Intervention d’Alfred Labille sur les vitraux.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique 1989 (≈ 1989)
Inscription de la façade au titre MH.
1991
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1991 (≈ 1991)
Arrêt pour non-conformité sécurité.
1998
Démolition partielle
Démolition partielle 1998 (≈ 1998)
Conservation seule de la façade.
2009
Restauration de la façade
Restauration de la façade 2009 (≈ 2009)
Travaux de préservation achevés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade comprenant : portique d'entrée avec les colonnes, l'entablement, la balustrade, le décor intérieur et la terrasse couvrant l'ensemble ; les deux niveaux supérieurs en retrait (cad. LW 176) : inscription par arrêté du 17 février 1989
Personnages clés
Albert Baert - Architecte
Concepteur des Bains Lillois en 1890.
Léon Verdonck - Directeur des Bains
Fondateur de clubs de natation et water-polo.
Alfred Labille - Vitrailliste
Restaure les vitraux en 1924.
Origine et histoire
Les Bains Lillois, construits à partir de 1890 par l’architecte Albert Baert sur le boulevard de la Liberté à Lille, incarnaient une ambition sociale et hygiéniste. L’établissement comprenait 270 cabines, des douches, un bain de vapeur, et surtout trois bassins novateurs : un « petit bain » pour l’apprentissage de la natation, un « bain moyen » ludique de 15 mètres, et un « grand bain » de 25 mètres pour nageurs confirmés. Ces deux derniers formaient un bassin unique séparé par un muret perméable, une conception rare pour l’époque. Le directeur Léon Verdonck y fonda en 1898 deux des premières sociétés de natation sportive de France, dont les Pupilles de Neptune de Lille, plus ancien club de water-polo du pays.
La façade néoclassique, ornée d’un portique à quatre colonnes en marbre rose et d’une balustrade, reflétait le style Belle Époque. En 1924, le vitrailliste Alfred Labille y intervint pour restaurer les vitraux. Très fréquentée jusqu’aux années 1980, la piscine ferma en 1991 pour non-conformité aux normes de sécurité. Démolie en 1998, seule sa façade — classée monument historique depuis 1989 — fut conservée et restaurée en 2009. Aujourd’hui, elle intègre un ensemble immobilier moderne, protégée par des baies vitrées.
L’établissement joua un rôle clé dans la démocratisation de la natation en France. Léon Verdonck, figure majeure, introduisit le water-polo et structura la pratique sportive locale. Les Tritons lillois et la Libellule de Paris comptaient parmi les rares clubs existants en 1898. L’architecture, mêlant utilité publique et esthétisme, illustrait les préoccupations hygiénistes de la Troisième République, tout en marquant l’urbanisation de Lille à la fin du XIXe siècle.
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