Fondation de l'abbaye de Bonnefont 1136 (≈ 1136)
Abbaye cistercienne dite *Saint-Denis des Comminges*.
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Démantèlement post-Révolution débutant au XIXe siècle.
1824-1828
Démolitions par Lacombe
Démolitions par Lacombe 1824-1828 (≈ 1826)
Réemploi des pierres pour sa demeure.
14 juin 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 juin 1994 (≈ 1994)
Protection des éléments lapidaires de l’abbaye.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des éléments lapidaires provenant de l'abbaye de Bonnefont et plaqués sur la façade de l'immeuble (au titre d'immeubles par destination) (cad. AB 281) : classement par arrêté du 14 juin 1994
Personnages clés
Lacombe - Acquéreur de l'abbaye (XIXe siècle)
Responsable du démantèlement partiel en 1824-1828.
Origine et histoire
L’immeuble dit Ancienne gendarmerie, situé à Saint-Martory (Haute-Garonne), est marqué par son lien avec l’abbaye cistercienne de Bonnefont, fondée en 1136. Surnommée le Saint-Denis des comtes de Comminges, cette abbaye fut un lieu religieux majeur jusqu’à la Révolution, où elle fut vendue comme bien national. Ses pierres, dispersées au XIXe siècle, ornent aujourd’hui la façade de l’ancienne gendarmerie, témoignant de son passé monastique.
Au XIXe siècle (1824-1828), l’abbé Lacombe, acquéreur des ruines, démantela une partie de l’abbaye pour construire sa demeure. Le portail de la salle capitulaire fut offert à l’église de Saint-Martory, tandis que d’autres éléments, comme une façade et des parties du cloître, furent déplacés vers des communes voisines (Proupriary, Saint-Gaudens). Ces vestiges, classés en 1994, sont désormais protégés au titre des Monuments Historiques.
L’immeuble actuel, propriété d’une association, conserve sur sa façade (1 Rue du Barrerat) les traces lapidaires de l’abbaye, uniques reliques architecturales de Bonnefont. Leur préservation illustre les mutations du patrimoine religieux après la Révolution, entre destruction, réemploi et sauvegarde partielle. La précision de leur localisation reste cependant médiocre (note : 5/10), reflétant les lacunes documentaires sur leur trajet exact.