Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Immeuble dit Ancienne gendarmerie à Saint-Martory en Haute-Garonne

Immeuble dit Ancienne gendarmerie

    43 Rue de l'Arche
    31360 Saint-Martory
Propriété d'une association

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1136
Fondation de l'abbaye de Bonnefont
1789-1799
Vente comme bien national
1824-1828
Démolitions par Lacombe
14 juin 1994
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des éléments lapidaires provenant de l'abbaye de Bonnefont et plaqués sur la façade de l'immeuble (au titre d'immeubles par destination) (cad. AB 281) : classement par arrêté du 14 juin 1994

Personnages clés

Lacombe - Acquéreur de l'abbaye (XIXe siècle) Responsable du démantèlement partiel en 1824-1828.

Origine et histoire

L’immeuble dit Ancienne gendarmerie, situé à Saint-Martory (Haute-Garonne), est marqué par son lien avec l’abbaye cistercienne de Bonnefont, fondée en 1136. Surnommée le Saint-Denis des comtes de Comminges, cette abbaye fut un lieu religieux majeur jusqu’à la Révolution, où elle fut vendue comme bien national. Ses pierres, dispersées au XIXe siècle, ornent aujourd’hui la façade de l’ancienne gendarmerie, témoignant de son passé monastique.

Au XIXe siècle (1824-1828), l’abbé Lacombe, acquéreur des ruines, démantela une partie de l’abbaye pour construire sa demeure. Le portail de la salle capitulaire fut offert à l’église de Saint-Martory, tandis que d’autres éléments, comme une façade et des parties du cloître, furent déplacés vers des communes voisines (Proupriary, Saint-Gaudens). Ces vestiges, classés en 1994, sont désormais protégés au titre des Monuments Historiques.

L’immeuble actuel, propriété d’une association, conserve sur sa façade (1 Rue du Barrerat) les traces lapidaires de l’abbaye, uniques reliques architecturales de Bonnefont. Leur préservation illustre les mutations du patrimoine religieux après la Révolution, entre destruction, réemploi et sauvegarde partielle. La précision de leur localisation reste cependant médiocre (note : 5/10), reflétant les lacunes documentaires sur leur trajet exact.

Liens externes