Classement Monument Historique 6 décembre 1949 (≈ 1949)
Protection du fragment sculpté encastré.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fragment de sculpture romaine figurant un aigle encastré dans le mur : inscription par arrêté du 6 décembre 1949
Origine et histoire
L’immeuble situé au 27 rue de l’Aspic à Nîmes intègre un vestige romain remarquable : un bas-relief en pierre figurant un aigle à la tête mutilée. Ce fragment, issu des ruines d’un établissement de l’époque impériale (IIe siècle), a été réemployé dans la maçonnerie de la façade. Son iconographie, typique de l’art romain provincial, évoque probablement un symbole militaire ou religieux, bien que son contexte originel reste incertain.
Classé Monument Historique par arrêté du 6 décembre 1949, le bas-relief constitue le seul élément protégé de l’immeuble. La protection concerne exclusivement ce fragment sculptural, témoin de la réutilisation systématique des matériaux antiques dans les constructions médiévales et modernes à Nîmes. La localisation précise du bâtiment, notée comme « passable » (note 5/10), correspond à l’adresse historique enregistrée dans la base Mérimée.
La région de Nîmes, ancienne colonia romaine nommée Nemausus, était un carrefour économique et culturel majeur en Narbonnaise. Les reliefs sculptés, comme celui de l’aigle, ornaient souvent les édifices publics (thermes, forums) ou les monuments funéraires. Leur réemploi ultérieur dans des murs médiévaux illustre la permanence de l’héritage antique dans le paysage urbain, malgré les transformations successives de la ville.
Aucune information n’est disponible concernant l’édifice romain d’origine dont provient le bas-relief, ni sur les circonstances de sa découverte. L’aigle, symbole impérial par excellence, pourrait provenir d’un autel, d’un arc de triomphe ou d’un bâtiment administratif. Son état fragmentaire et sa tête mutilée suggèrent des dommages survenus avant ou pendant sa réutilisation.
L’immeuble actuel, bien que non ouvert à la visite, conserve ce témoignage matériel de l’Antiquité grâce à sa protection au titre des Monuments Historiques. La licence Creative Commons associée à la photographie du relief (crédit : Finoskov) permet sa diffusion, contribuant à la connaissance du patrimoine nîmois. Aucune source ne mentionne d’autres éléments archéologiques en lien avec ce site.
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